La déclaration de Khalifa Sall devant le tribunal à la Une
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La déclaration de Khalifa Sall devant le tribunal à la Une

Dakar, 6 fev (APS) – La déclaration de Khalifa Sall, qui soutient être victime d’un ‘’procès politique’’ et appelle le tribunal correctionnel à ‘’libérer’’ ses co-inculpés dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, est largement commentée par les quotidiens reçus mardi à l’APS.
 
Après le rejet des exceptions soulevées par la défense, les débats de fond ont démarré lundi au procès du maire de Dakar et de ses co-inculpés, jugés pour, entre autres, ‘’détournement de deniers publics’’ d’un montant de 1,8 milliard dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de la capitale.
 
‘’Le juge Malick Lamotte a touché hier, lundi, le fond du dossier de l’affaire de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar’’, souligne le journal Enquête, qui relève qu’en ‘’attendant (le maire) de la capitale et les percepteurs, cinq co-prévenus sont passés sous le feu roulant des questions du président du tribunal et des avocats de l’Etat. Leurs réponses vacillent entre aveux et dénégations (…)’’.
 
Enquête note aussi que ‘’pour la première fois, depuis le 7 mars 2017 (date à laquelle il a été placé sous mandat de dépôt), le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, s’est adressé au public. Selon lui, s’il a été emprisonné, c’est parce qu’il a refusé un +marché+ qui lui a été proposé en juin et septembre 2012’’.
 
Khalifa Sall qui dénonce ‘’procès politique’’, a déclaré devant le tribunal : ‘’Je suis ici parce que j’ai dit non à une offre politique qui m’a été faire en 2012 (…) On m’a proposé un marché que j’ai décliné’’. 
 
‘’L’objet de ce procès est de mener un combat politique contre un adversaire. Vous voyez ces messieurs et cette dame (les co-prévenus) qui sont attraits devant vous, ils n’ont rien fait, leur seul tort est d’être des collaborateurs de Khalifa Sall. Libérez-les et jugez-moi tout seul. J’assume tout ce qu’on leur reproche", soutient le maire.
 
Selon Tribune, ‘’la défense verrouille’’ en brandissant l’argument du ‘’procès politique’’.
 
‘’Khalifa Sall assume tout !’’, s’exclame Le Témoin, soulignant que le maire de Dakar ‘’dénonce une cabale contre (sa) personne et décharge ses collaborateurs’’. Selon Walfadjri aussi, ‘’Khalifa Sall assume et accuse’’.
 
A sa Une, Sud Quotidien se fait aussi l’écho des propos du maire, qui affirme : ‘’Jugez-moi seul, j’assume tout…’’.
 
Pour L’As, Khalifa Sall ‘’ouvre sa caisse d’avance’’ en déclarant : ‘’J’assume tout, libérez les autres, je suis là parce que j’ai refusé des offres politiques’’.
 
Vox Populi parle de ‘’révélations fracassantes’’ du maire de Dakar, qui estime qu’il est devant le tribunal pour avoir ‘’décliné un marché politique’’.
 
Parlant de cette affaire de la caisse d’avance, Le Quotidien indique que Khalifa Sall ‘’y voit un fond politique’’. En réponse à cela, le juge lui a rétorqué : ‘’Nous ne sommes pas là pour des faits politiques, mais pour des faits précis’’.
 
Le Soleil souligne que les témoignages des co-inculpés ont mis Khalifa Sall ‘’en difficulté’’. Ainsi, la trésorière du Gie Tabar, Fatou Traoré, soutient : ‘’Ce qui est facturé n’a jamais été livré’’. A son tour, Amadou Makhtar Diop, membre de la commission réception de la ville de Dakar, affirme : ‘’Ce que j’ai signé ne correspondait pas à la réalité’’. Quant au comptable Yaya Bodian, il déclare : ‘’Ces factures étaient juste pour la forme afin de régler un problème comptable’’.
 
Libération parle de ‘’Sall temps pour Khalifa’’, car les ‘’co-prévenus avouent les fausses factures’’. 

OID/ASG