Une décision de justice fait revenir l’affaire Karim Wade au-devant de l’actualité
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Une décision de justice fait revenir l’affaire Karim Wade au-devant de l’actualité

Dakar, 27 sept (APS) - Les quotidiens parvenus mardi à l’APS traitent notamment de la décision de la justice française de rejeter la requête de l’Etat sénégalais portant confiscation des biens de l’ancien ministre Karim Wade et de Ibrahim Aboukhalil Bourgi, condamné au Sénégal pour enrichissement illicite.
 
"L’Etat du Sénégal ne confisquera pas les deux appartements de Karim Wade" à Paris. "La justice française a rejeté cette plainte défendue par le parquet financier de la capitale française, estimant que le délit d’enrichissement illicite n’existe pas dans le droit français", rapporte le journal Le Quotidien.
 
Enquête renchérit : "Encore un revers pour l’Etat du Sénégal dans l’affaire Karim Wade. Il a été débouté par le Tribunal de grande instance de Paris par rapport à sa demande de confiscation portant sur des immeubles appartenant à Karim Wade et Ibrahim Aboukhalil dit Bibo Bourgi".
 
Karim Wade a été condamné à 6 ans de prison ferme et 138 milliards de FCFA d’amende (210 millions d’euros) par la Cour de répression de l’enrichissement illicite, le 23 mars 2015.
 
Il a bénéficié d’une grâce présidentielle dans la nuit du 24 juin 2016, après trente-huit mois passés sous les verrous. Le président a également gracié deux autres co-accusés, Ibrahima Aboukhalil dit "Bibo Bourgi" et Alioune Samba Diassé, mesure qui ne concernait que la peine d’emprisonnement restant à courir, les sanctions financières demeurant.
 
La Tribune également revient sur le même sujet. "Karim terrasse l’Etat à Paris", indique ce journal, ajoutant que l’Etat sénégalais n’a pas obtenu gain de cause, dans sa requête visant à faire saisir les appartements de Karim Wade et Bibo Bourgi, situés dans 16e arrondissement de Paris.
 
"Condamné pour enrichissement illicite au Sénégal avant d’être gracié avec ses co-inculpés par le président Macky Sall, Karim Wade prend ainsi sa revanche sur l’Etat dans la procédure concernant la saisie de ses biens en France", commente Le Témoin quotidien.
 
De fait, le juge français refuse simplement de "dépouiller ses concitoyens", ce qui amène les défenseurs de l’Etat du Sénégal à dénoncer "le refus de la France d’appliquer la convention de Melinda sur l’enrichissement illicite", signale Le Populaire.
 
La décision du tribunal parisien vient après le classement sans suite par le procureur de Paris, d’une précédente plainte déposée contre Karim Wade par l’Etat du Sénégal dans le cadre de la traque des biens présumés mal acquis, relève L’Observateur. D’où ce commentaire du journal : "Karim Wade et Ibrahim Aboukhalil Bourgi ont de la baraka devant la justice française".
 
Outre ce sujet concernant Karim Wade, deux autres sujets sont en exergue, dont la commémoration du 14e anniversaire du naufrage du bateau "Le Joola", intervenu dans la nuit du 26 au 27 septembre au large de la Gambie, entraînant 1863 victimes officiels.
 
"Les familles des victimes dénoncent 14 ans de statut quo", réclamant "des poursuites judiciaires contre les responsables de la plus grande tragédie maritime de l’histoire", rapporte Le Quotidien. "Les victimes contre l’oubli", affiche pour sa part Enquête.
 
Selon cette publication, l’Association nationale des familles des victimes du bateau "Le Joola" "veut aussi l’interdiction de toute activité ludique dans la zone où sont ensevelies les victimes" de cette catastrophe.
 
Quatorze ans après les faits, la leçon de cette tragédie "n’est pas encore retenue", si l’on en croit Sud Quotidien. Il précise que les victimes ont profité de cet anniversaire pour lancer "un véritable appel pour éviter qu’une telle catastrophe ne se reproduise".
 
L’Etat du Sénégal, pour sa part, "continuera à renforcer la sécurité des Sénégalais", à travers des actions de prévention des risques, rapporte le quotidien Le Soleil, citant le ministre des Forces armées, Augustin Tine. 
 
D’autres quotidiens reviennent sur les résultats de l’enquête sur la mort d’un détenu de la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Rebeuss (Dakar), au cours d’une mutinerie, mardi dernier. "L’autopsie révèle qu’Ibrahima Fall a été tué par balle", précise Le Populaire.
 
"La victime a reçu trois balles", selon les conclusions du médecin légiste, ajoute Walfquotidien. Le rapport d’autopsie fait par ailleurs "état d’une +hémorragie de grande abondance à la suite de coups et blessures par arme à feu", poursuit L’As.
 
L’Observateur cite d’autres conclusions du légiste : "Plaies pénétrantes thoraciques et crâniennes avec perforation pulmonaire droite. Lésions cérébrales et hémorragies de grande abondance, à la suite de coups et blessures par arme à feu".
 
 
 

BK/PON