Un récit quasi autobiographique de Cheikh Tall Dioum pour chanter les vertus de l’éducation
APS
SENEGAL–LITTERATURE–PLAIDOYER

Un récit quasi autobiographique de Cheikh Tall Dioum pour chanter les vertus de l’éducation

Dakar, 11 sept (APS) - L’industriel sénégalais Cheikh Tall Dioum insiste sur les vertus de l’éducation dans son dernier roman ‘’La danse du cerf-volant’’, dont le héros s’inspire de la vie du roi mandingue Soundiata Keita pour transcender les difficultés quotidiennes.
 
Dans son livre publié en mai dernier aux Editions Khoudia du Centre africain d’échanges et d’animations culturelles (CAEC) de l’écrivaine Aminata Sow Fall, qui en signe d’ailleurs la préface, l’auteur met en scène le petit garçon Cheikh Oumar Tall Mountaga, plus connu sous le nom de Seydou.
 
Ce dernier, confié à un de ses oncles résidant à Mbour, la capitale de la Petite-Côte sénégalaise, a vécu loin de ses parents et de sa ville natale, Louga, commune du nord-ouest du Sénégal.
 
Seydou est bien apprécié de son maître, M. Diouf de l’Ecole du Nord qu’il fréquente avec ses compagnons appelés ‘’La meute’’, une bande de curieux insouciants et solidaires de diverses origines.
 
Un groupe d’adolescents qui découvrent ensemble le monde et font face aux péripéties de la vie.
 
Seydou, premier de la classe le plus souvent, est même récompensé par le président de la République, Léopold Sédar Senghor, lors d’une séance de distribution des prix.
 
Tout au long de l’ouvrage, l’auteur raconte les péripéties quotidiennes de la vie de Seydou et de ses compagnons à travers les quartiers de Mbour. 
 
Dans son récit, Cheikh Tall Dioum met l’accent sur l’enseignement coranique dont a bénéficié Seydou dans les écoles coraniques qu’il a fréquentées à Mbour, Kaolack et dans le nord du Sénégal, vers Halwar, pour la maîtrise du Coran, pour se préparer aussi à affronter la vie.
 
Il en conclut que ‘’ce n’est pas par la brutalité qu’on forme où éduque quelqu’un. C’est plutôt par la pertinence d’une pédagogie. Hélas, il y a beaucoup plus de bourreaux que d’enseignants’’.
 
Les passages du jeune Seydou dans différents ‘’daara’’ (écoles coraniques) l’ont marqué à vie.
 
L’ouvrage de Cheikh Tall Dioum revisite par ailleurs, en filigrane, des pans de l’histoire politique du Sénégal. 
 
Il évoque notamment l’assassinat de Demba Diop, un député natif de Mbour, la tentative d’assassinat de Léopold Sédar Senghor, premier président sénégalais, les rapports de ce dernier avec Mamadou Diop, ancien président du Conseil du gouvernement sénégalais.
 
L’auteur, avec ces différents personnages, souligne l’importance des valeurs comme telles que la solidarité, le culte du travail, l’estime de soi, la dignité.
 
Des traits de caractère que l’on retrouve chez Seydou dont la vie fascine et interpelle le lecteur. 
 
C’est sans doute ce qui pousse la préfacière, Aminata Sow Fall, à parler de l’ouvrage comme d’un ‘’beau roman plein d’innocence et d’intelligence’’.
 
De cette manière, ‘’La danse du cerf-volant’’ se lit comme une autobiographie de l’auteur qui annonce sept autres récits inspirés par son personnage principal.


FKS/BK/ESF