Tambacounda : les commerçants de la rue Aïnina Fall contre la hausse des taxes sur les cantines (responsable)
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Tambacounda : les commerçants de la rue Aïnina Fall contre la hausse des taxes sur les cantines (responsable)

Tambacounda, 25 août (APS) - Les commerçants de la rue Aïnina Fall de la commune de Tambacounda ont baissé leurs rideaux, mercredi, pour 48 heures, afin de protester contre l’augmentation par la mairie des taxes sur les cantines, qui passent de 6.000 à 7.500 francs CFA, a indiqué Bassirou Guèye, un des leaders du mouvement.

Tambacounda, 25 août (APS) - Les commerçants de la rue Aïnina Fall de la commune de Tambacounda ont baissé leurs rideaux, mercredi, pour 48 heures, afin de protester contre l’augmentation par la mairie des taxes sur les cantines, qui passent de 6.000 à 7.500 francs CFA, a indiqué Bassirou Guèye, un des leaders du mouvement.

‘’Tous les commerçants sont en grève aujourd’hui et demain (jeudi) après que la mairie a décidé d’augmenter les taxes, de 6.000 à 7.500 francs CFA’’, a dit à l’APS, M. Guèye, par ailleurs président régional de l’UNACOIS.

‘’Un beau jour, le maire a envoyé une circulaire pour indiquer que le loyer des cantines va passer de 6.000 à 7500’’, a dit M. Guèye, ajoutant que malgré plusieurs réunions qu’il a tenues avec les commerçants pour trouver un terrain d’entente, le maire n’a pas voulu revenir sur cette décision du conseil municipal. La dernière rencontre en date a eu lieu le 18 août dernier.

Des agents de recouvrement accompagnés de policiers ont été envoyés chez les commerçants pour les contraindre à payer, a-t-il rapporté, précisant que c’est suite à cette démarche perçue comme une humiliation que les commerçants se sont entendu pour aller en mouvement.

‘’Puisque nous n’avons d’autre moyen rétorsion que notre outil de travail, nous avons décidé de fermer boutique pour montrer notre désaccord’’, a-t-il fait valoir, relevant qu’au-delà de la rue Aïnina Fall, cette protestation concerne ‘’tous les commerçants de Tamba’’.

‘’Les temps sont durs et tous les commerçants n’ont pas la même capacité financière pour honorer le nouveau tarif fixé pour ces taxes’’, a expliqué M. Guèye, en appelant une fois de plus à la ‘’compréhension’’ du maire, dans un contexte où la jeunesse durement éprouvée par le chômage, tente de s’en sortir à travers le secteur informel.

Régissant à cet arrêt de travail de deux jours des commerçants, appris par voie de presse, le conseiller municipal Mouhamadou Lamarana Bâ, en charge du budget, des finances et des affaires domaniales, a, lors d’un point de presse, expliqué que cette nouvelle décision issue d’une délibération du conseil en date du 10 mars, s’inscrit dans un ‘’ambitieux programme de modernisation de la ville de Tambacounda.

Il a relevé que, dans ce cadre, toutes les ordures sont enlevées régulièrement des marchés, où des bacs à ordures ont été déposés, non sans ajouter que ‘’cela a un coût’’.

M. Bâ a qualifié le nouveau tarif de ’’légère augmentation’’ , qui revient à ‘’50 francs par jour et par unité’’, pour des cantines que certains commerçants, selon lui, sous-loueraient à ’’40.000 à 50.000 francs’’ par mois. Certains d’entre eux ont admis détenir plus d’une dizaine de cantines, a-t-il ajouté.

Cette augmentation des taxes n’est qu’un pan de la batterie de mesures pour la modernisation de Tambacounda, qui vise également les véhicules de publicité, l’occupation de la voie publique, les droits de marchés, entre autres.

‘’Je suis sûr que si les commerçants le comprennent ainsi, ils vont rouvrir leur boutique’’, a dit M. Bâ, annonçant que la mairie va procèdera à un inventaire exhaustif pour déterminer le nombre exact de cantines dont elle dispose. Il a jugé ‘’anormale’’ cette situation trouvée sur place et qui donnait à certains le sentiment du ‘’droit acquis’’.

Les cantines et souks construits par la ville sont estimés à environ 4.000, selon le secrétaire général de la mairie Mamadou Diallo.