Parrainages, investitures et grèves font le menu des quotidiens
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SENEGAL-PRESSE-REVUE

Parrainages, investitures et grèves font le menu des quotidiens

Dakar, 4 déc (APS) – Les parrainages et les investitures des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019, ainsi que les remous dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la justice alimentent les quotidiens reçus mardi à l’APS.
 
La Tribune s’intéresse à la ‘’présence’’ et à la ‘’prise de parole des présidents’’ de la Côte d’Ivoire et de la Mauritanie, Alassane Ouattara et Mohamed Ould Abdel Aziz, à la cérémonie d’investiture de Macky Sall, le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY).
 
‘’La polémique enfle’’, titre le journal, ajoutant que le FPDR, une coalition de partis d’opposition, a adressé ‘’une lettre ouverte’’ aux dirigeants ivoirien et mauritanien. ‘’Nous souhaitons qu’à l’avenir (…) vous évitiez de mettre de l’huile sur le feu et de compromettre les excellentes relations que l’histoire et la géographie ont tissées entre nos peuples frères’’, rapporte La Tribune sur la base de la lettre des leaders du FPDR à l’attention d’Alassane Ouattara et Mohamed Ould Abdel Aziz.
 
Cette coalition, dont est membre le PDS, le parti de l’ex-président de la République, Abdoulaye Wade, dénonce l’‘’ingérence inadmissible’’ dans la politique intérieure sénégalaise des deux chefs d’Etat étrangers, selon Le Quotidien.

‘’L’opposition remonte les bretelles aux présidents Ouattara et Abdel Aziz’’, écrit L’Observateur. 
 
WalfQuotidien évoque ‘’le grand bluff des candidats’’ à l’élection présidentielle, se demandant ‘’qui dit la vérité parmi’’ eux. ‘’Beaucoup d’entre eux font dans la surenchère, en annonçant avoir récolté un certain nombre de parrains que personne n’est en mesure de vérifier’’, affirme WalfQuotidien.
 
Mais les vrais scores des candidats seront peut-être connus d’autant plus que, selon Le Quotidien, des ‘’experts indépendants [ont été] cooptés’’ par le Conseil constitutionnel pour la vérification des parrainages.
 
‘’Le Conseil constitutionnel écarte les représentants des candidats’’, annonce le même journal, ajoutant que les membres de cette institution vont s’attacher, pour la vérification des parrainages, les services de personnalités ‘’indépendantes et compétentes en matière juridique, électorale et informatique’’.
 
Les quotidiens évoquent également les divergences entre le gouvernement et les syndicats de travailleurs.
 
EnQuête établit un lien entre l’investiture de Macky Sall et les divergences entre son gouvernement et les syndicats de travailleurs, publiant une photo du chef de l’Etat en train de s’essuyer le front.
 
‘’Après l’investiture du candidat de BBY’’, Macky Sall devra faire ‘’un retour à la dure réalité’’, qui n’est rien d’autre que les ‘’grèves dans les secteurs de la justice, de la santé et de l’enseignement supérieur’’. ‘’Le front social, le dernier rempart contre un second mandat’’ du candidat de BBY, affirme EnQuête.
 
‘’Face à la mollesse de l’opposition, la majorité présidentielle semble être sur des roulettes, en direction d’un second mandat’’, écrit-il, ajoutant que la coalition Benno Bokk Yaakaar a intérêt à faire attention à la ‘’grogne populaire qui a eu raison de tant de régimes’’ politiques.
 
La ‘’grogne’’ est tellement persistante que les députés pensent qu’il faut aller vers ‘’la suppression ou la limitation’’ du droit de grève des enseignants, selon Sud Quotidien.
 
Cette mesure ‘’peut-elle prospérer dans un pays où la liberté syndicale est garantie bien avant même l’indépendance ?’’ se demande le même journal, selon lequel le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a préféré ‘’renvoyer la balle’’ aux députés avec lesquels il était en séance plénière lundi pour l’examen et l’adoption du projet de budget de son ministère.
 
Le journal Source A aussi s’intéresse au face-à-face du ministre de l’Education nationale avec les députés. ‘’Le montant alloué à votre ministère est insuffisant et cela confirme que vous n’avez pas de vision pour le secteur éducatif’’, déclare Mamadou Diop Decroix, membre du groupe parlementaire des Libéraux et démocrates.
 
‘’Il est impossible, aujourd’hui, de parler de qualité de notre système éducatif, avec plus de 6.000 abris provisoires’’, soutient son collègue non-inscrit Cheikh Bamba Dièye, parlant des classes de fortune faites de paille dans certaines écoles.
 
‘’Les syndicats harcèlent le gouvernement’’, titre L’As, qui annonce, comme d’autres journaux, les ponctions effectuées par leur tutelle sur les salaires des inspecteurs de l’éducation en grève. ‘’Les syndicats semblent vouloir se radicaliser afin d’obtenir, avant l’élection présidentielle, des garanties sûres’’, ajoute-t-il.

ESF/ASG