Les sujets politiques parmi les plus en exergue
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SENEGAL-PRESSE-REVUE

Les sujets politiques parmi les plus en exergue

Dakar, 5 août (APS) - Les sujets politiques font partie des thématiques les plus en exergue dans la livraison de vendredi de la presse quotidienne, contribuant à reléguer quelque peu au second plan l’affaire Nafi Ngom Keïta et ses prolongements.
 
"L’opposition met la pression sur Macky (Sall)", annonce Sud Quotidien, évoquant les désaccords notés sur un certain nombre de sujet entre le pouvoir et certains partis politiques, dans le cadre de la revue du processus électoral.
 
Selon ce journal, le Front patriotique pour la défense de la République (FPDR), regroupant l’essentiel des partis d’opposition, a fait savoir qu’elle s’opposera "à toute décision unilatérale du président de la République, Macky Sall, sur les points qui n’ont pas fait l’objet d’un consensus à la commission de revue du code électoral".
 
"À ce titre, rapporte Sud Quotidien, Mamadou Diop Decroix, coordonnaereur du FPDR et compagnie mettent en garde le président de la République contre toute violation du +consensus+ qui a prévalu depuis 1992 sur la matière électorale au Sénégal".
 
"Le Front se réveille" et "fait face à Macky (Sall)" (La Tribune), accusé de "faire du +forcing+" sur certaines questions, dont celle consistant à rajouter un alinéa à l’article 114 du code électoral, une des propositions rejetées par l’opposition.
 
De fait, entériner cette proposition reviendrait à accepter que le candidat à la présidentielle qui a double nationalité soit amené à y renoncer à sa nationalité étrangère 5 ans avant le jour de la présidentielle sénégalaise, si l’on en croit les journaux.
 
L’opposition fait valoir que ce point n’avait pas été prévu au menu des discussions, de même que le FPDR "marque son désaccord sur la confirmation qui incomberait à tout électeur voulant rester sur les listes électorales tout comme le fait de radier tout électeur qui ne présenterait pas au niveau de la commission à l’issue de l’opération d’instruction de la carte d’identité à puce CEDEAO".
 
Aussi le parti Rewmi, par la voix de Déthié Fall, par ailleurs plénipotentiaire de l’opposition a-t-il tôt fait de constater, dans les colonnes du quotidien Le Populaire, "la +rupture du consensus qui a prévalu depuis 1992" en matière électorale, une situation actée selon lui par le président Macky Sall.
 
"L’opposition dénonce une stratégie de hold-up électoral", indique le quotidien Enquête. Le Soleil, plus mesuré, rapporte que le Front patriotique pour la défense de la République "invite le pouvoir à rechercher des solutions avec l’opposition".
 
"La polémique suprême" se poursuit pendant ce temps, selon la formule du quotidien Enquête faisant référence à la déclaration de patrimoine du premier président de la Cour suprême, Mamadou Badio Camara. 
 
Ce sujet est à mettre en relation avec la décision des autorités de mettre fin aux fonctions de Nafi Ngom Keïta à la présidence de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC).
 
La désormais ex-présidente de l’OFNAC tenait à amener Mamadou Badio Camara à déclarer son patrimoine, une intransigeance qui l’aurait perdue, puisque selon le ministère de la Justice, le premier président de la Cour suprême ne peut être assujetti à cette exigence à laquelle doivent sacrifier les personnalités gérant des fonds publics équivalant à un milliard de francs CFA au moins.
 
"Cette assertion est battue en brèche par Birahim Seck du Forum civil", signale Enquête. "Suprême polémique", renchérit Le Quotidien, reprenant mot à mot quasiment, la manchette du précédent quotidien. 
 
Le Quotidien étale à sa Une les termes de cette polémique, en signifiant que selon le ministère de la Justice, Badio Camara "n’est pas assujetti" à la déclaration de patrimoine, le budget de la Cour suprême étant de 846 millions en 2016. 
 
Réplique de Birahim Seck en première page du même journal : "Il est bel et bien assujetti. En 2015, il gérait 1,677 milliard". D’où ce titre du Témoin quotidien : "La polémique enfle entre Sidiki Kaba et Birahim Seck".
 
Pour le teste, Le Populaire se fait l’écho de la mise en garde du ministre de l’Intérieur à ses troupes. "Méfiez-vous des sirènes de la tentation, de l’argent facile, de la corruption", a déclaré Abdoulaye Daouda Diallo aux sortants de la dernière promotion de l’Ecole de police.
 
"Toute personne convaincue de pratiques aux antipodes de l’orthodoxie s’exposera aux rigueurs des lois et ne bénéficiera d’aucune protection de l’Etat", ajoute le ministre de l’Intérieur. 
 
Une option confirmée par le directeur général de la police nationale, Oumar Maal, revenu à la même occasion sur la dernière affaire du policier corrompu filmé et mis en ligne sur Internet.
 
Le directeur général de la police nationale assure que "l’enquête pénale est en cours après que le procureur de la République s’est saisi de l’affaire", souligne Le Quotidien.
 
 
 
 


BK/ASB