Les sujets politiques grandement en vue
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SENEGAL-PRESSE-REVUE

Les sujets politiques grandement en vue

Dakar, 15 fév (APS) - Plusieurs quotidiens se font l’écho d’une lettre de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck au chef de l’Etat Macky Sall, un point d’actualité qui contribue à donner de l’importance aux sujets politiques dans la livraison de jeudi de la presse quotidienne.

L’ex maire de Thiès et président du parti Rewmi "sort le gaz de combat", en demandant au président Sall de publier l’accord bilatéral que le Sénégal a récemment signé avec la Mauritanie, écrit par exemple le quotidien L’Observateur.
 
Idrissa Seck "s’attaque aussi à l’affaire Petro-Tim et au frangin du chef de l’Etat, Aliou Sall, qui pourrait, dans le futur, faire l’objet de poursuites judiciaires", selon ce journal, qui dit avoir reçu copie de cette lettre.
 
"Le président de Rewmi ne laisse pas aux apéristes le temps de respirer. Alors que les partisans de Macky en sont encore à disserter sur sa proposition de débat avec le chef de l’Etat, Idy ouvre un nouveau front", constate le journal Le Quotidien.
 
"Profitant, si l’on peut dire, de l’entente retrouvée entre Dakar et Nouakchott, et des accords signés lors de la visite de Macky Sall dans la capitale mauritanienne la semaine dernière, il en profite pour se +forer+ un trou dans le débat sur la gestion des hydrocarbures dans ce pays", ajoute le journal.
 
Le Quotidien poursuit que l’ancien Premier ministre "demande, en plus de la transparence, au chef de l’Etat de faire montre de hauteur". Vox Populi résume la question en une manchette : "Idy brûle Macky et Aliou dans le gaz et le pétrole".
 
"Macky Sall fait tout ce qu’il peut, mais il sait peu, car il a fermé son accès à la vérité", dit M. Seck dans des propos rapportés par le même journal, lesquels sont également repris par Tribune, qui estime que le président de Rewmi "attaque frontalement" le chef de l’Etat.
 
Ces déclarations et d’autres passées font de l’ex maire de Thiès, "l’homme à abattre", comme le laisse entendre Walfquotidien. "En fin politicien, avance le journal, Idrissa Seck sait qu’il est dans le viseur du régime".
 
"Et ce dernier ne lésinerait pas sur les moyens pour le faire trébucher avant la prochaine élection présidentielle (de 2019) et le mettre ainsi hors de course comme c’est le cas avec Karim Wade et Khalifa Sall", ajoute Walfquotidien.
 
L’actualité politique trouve de cette manière prolongement dans d’autres quotidiens, dont La Cloche, le dernier né des quotidiens sénégalais s’intéressant aux "contradictions" du Parti démocratique sénégalais (PDS), une des principales forces de l’opposition sénégalaise.
 
"Wade et Wade s’affrontent", selon le journal. "Karim impose ses hommes, la rébellion s’organise", à en croire La Cloche, parlant d’une "guerre fratricide" opposant wadistes, partisans du fondateur du PDS, l’ancien président Abdoulaye Wade, à "des karimistes soutenus par Me Wade".
 
Le PDS "ne semble pas se trouver dans la meilleure des positions pour reconquérir le pouvoir", décrète le journal, mais c’est à croire qu’une crise en cache toujours une autre, au regard de la Une du quotidien Source A, consacrée à la Ligue démocratique.
 
Le journal rapporte en effet que les responsables de la LD engagés au sein de la majorité présidentielle ont saisi les autorités pour empêcher la tenue du 8e congrès que la LD-Debout compte organiser samedi prochain, ces derniers regroupant des "dissidents" à la ligne actuelle de la direction de ce parti.
 
Sud Quotidien sur un tout autre point relevant des perspectives liées à la prochaine présidentielle, annonce que l’opposition est favorable à une "candidature plurielle pour battre Macky Sall" en 2019.
 
"Si l’opposition se retrouve avec un seul candidat, Macky Sall va passer au premier tour", déclare par exemple Ousmane Sonko, leader de PASTEF, dont les propos sont rapportés par le même journal qui cite plusieurs autres responsables de l’opposition en accord avec cette analyse.
 
Le quotidien national Le Soleil, loin de ses préoccupations purement politiques, annonce que la Cour des comptes a un nouveau président, en la personne de Mamadou Faye qui remplace Mamadou Hady Sarr, admis à faire valoir ses droits à la retraite. 
 


BK/PON