Les sujets de société dominent dans la livraison du jour des quotidiens
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Les sujets de société dominent dans la livraison du jour des quotidiens

Dakar, 28 sept (APS) - Divers sujets font le menu des quotidiens parvenus mercredi à l’APS, parmi lesquels L’Observateur, par exemple, continue de s’intéresser aux suites de la mutinerie intervenue il y a de cela une semaine à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Rebeuss, à Dakar.
 

Ce journal évoque ainsi les "derniers réglages" précédant l’inhumation, ce mercredi à Touba, du détenu Ibrahima Mbow, qui a rendu l’âme au cours de cette mutinerie ayant impliqué, le 20 septembre dernier, environ 600 pensionnaires de Rebeuss.
 
Ils avaient profité ce jour-là des visites et de l’heure de promenade pour tenter une évasion collective, amenant l’administration pénitentiaire à "utiliser les moyens à sa disposition" pour contenir la fronde et arriver à maîtriser la situation.
 
Ibrahima Mbow a été tué lors de cette tentative de cette mutinerie, après avoir reçu "trois balles", selon les conclusions du médecin légiste dont le rapport d’autopsie fait par ailleurs "état d’une +hémorragie de grande abondance à la suite de coups et blessures par arme à feu". 27 autres détenus ont été blessés, contre 14 chez les surveillants pénitentiaires.
 
Ce mouvement d’humeur entamé plus de deux semaines plutôt, visait à amener les autorités à trouver des solutions à la question des longues détentions et de la promiscuité résultant du surpeuplement carcéral.
 
"Jusque tard hier" mardi, reprend L’Observateur, "la famille du défunt Ibrahima Mbow procédait aux derniers réglages avant l’enterrement du défunt.
 
"La levée du corps est prévue" mercredi matin, "avant que le cortège funèbre ne s’ébranle vers Touba où il sera mis en terre", dans la capitale du mouridisme, au centre du Sénégal, ajoute L’Observateur.
 
"Sa famille vient de recevoir le certificat de genre de mort ainsi que le permis d’inhumation, mais elle doute de la conformité de ces documents avec les faits", relève Walf quotidien.
 
Le quotidien L’As profite de l’actualité de ce sujet pour revenir sur "les périodes sombres de Rebeuss", en parlant des mutineries enregistrées dans cette Maison d’arrêt et de correction (MAC) en 1971, 1996 et 2016.
 
"Les malheureux incidents qui se sont produits le 20 septembre dernier à la prison de Rebeuss sont à inscrire dans une longue tradition qui a marqué ce célèbre lieu de détention. En 1971, en 1996 et en 2016, Rebeuss a connu des mutineries qui ont toutes découlé de la promiscuité et des problèmes de surpopulation carcérale", écrit le journal.
 
Enquête, par la même occasion, revient sur "les dures conditions de détention" de l’imam Ndao et Cie, au Camp pénal, autre MAC de Dakar, où est détenu ce religieux et ses présumés complices – plus d’une dizaine -, tous inculpés pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.
 
"Si les détenus de Rebeuss réclament un jugement, ceux du Camp pénal, particulièrement les personnes inculpées pour terrorisme, réclament un meilleur traitement. L’isolement, la privation de visites, sont entre autres le régime auquel sont soumis imam Alioune Badara Ndao et ses co-inculpés".
 
Le Quotidien, sur un tout autre sujet, annonce qu’hôpitaux et tribunaux seront "bloqués pendant trois jours", "après la mutinerie de Rebeuss, qui a fait un mort et plusieurs blessés, les travailleurs de la justice et de la santé ont décidé de mouvementer la reprise des activités gouvernementales", par une grève de 72h, indique le journal.
 
De leur côté, le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES), le Syndicat des travailleurs de la santé (SYNTRAS) et le Syndicat unique des travailleurs municipaux (SUDTM), "regroupés au sein de 2 sau, seront en grève à partir du 29 septembre prochain", durant 48 heures.
 
Le gouvernement sénégalais, "longtemps absorbé par la polémique liée aux contrats pétroliers et gaziers, devra se pencher sur d’autres sujets sociaux qui affectent directement le quotidien des Sénégalais comme la paralysie de la santé. C’est l’hypertension totale", commente Le Quotidien.
 
Le même journal, parmi d’autres, annonce que Jeunesse pour la démocratie et le socialisme (JDS), une structure affiliée au Parti socialiste (PS) sénégalais, compte lancer une pétition, le 1er octobre prochain, "pour le départ des ministres socialistes du gouvernement de Mahammad Boun Abdallah Dionne". 
 
"Des socialistes exigent le départ de leurs ministres", rapporte également walfquotidien. "Si la pétition initiée par la Jeunesse pour la démocratie et le socialisme (JDS) porte ses fruits, Serigne Mbaye Thiam et Aminata Mbengue Ndiaye risquent de quitter leurs fonctions de ministre de la République", écrit walfquotidien.
 
Le responsable de JDS, Babacar Diop, et ses camarades "demandent aux socialistes de signer la pétition pour la démission desdits ministres du gouvernement", ajoute le même journal.
 
M. Diop, dans des propos rapportés par l’As, demande par ailleurs au président de la République, Macky Sall, "de faire toute la lumière sur l’affaire Pétro Tim dans laquelle son frère Aliou Sall est cité", en référence à un contrat pétrolier signé entre la société du même nom et l’Etat du Sénégal.
 
De même, le Rassemblement national démocratique (RND, opposition) "brocarde Macky Sall", le chef de l’Etat sénégalais, en dénonçant un "contraste manifeste entre la conduite autoritaire et brutale du président de la République (PR) envers ses compatriotes africains et sa complaisance docile à l’égard des intérêts étrangers", rapporte Sud Quotidien.
 
Le Soleil, enfin, annonce le démarrage d’un programme de construction de 700 forages d’ici à 2017, pour un financement total de 120 milliards de FCFA, une initiative qui devrait permettre au Sénégal d’atteindre la couverture universelle d’accès à l’eau potable. 

BK/PON