Les Sénégalais invités à s’approprier le rapport ITIE
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SENEGAL-MINES-TRANSPARENCE

Les Sénégalais invités à s’approprier le rapport ITIE

Tambacounda, 8 sept (APS) - Les Sénégalais devraient s’approprier le rapport de l’Initiative pour la transparence dans l’industrie extractive (ITIE) pour s’informer notamment sur le volume des ressources minières exploitées au Sénégal, a indiqué jeudi à Tambacounda, le président de la section sénégalaise de la coalition de Publiez ce que vous payez (PCQVP), Ibrahima Sory Diallo.
 
De cette manière, ils pourraient s’informer davantage sur le niveau des revenus générés par ce secteur et la gestion que les pouvoirs publics en ont fait, a-t-il indiqué lors d’un point de presse.
 
"Nous invitons tous les Sénégalais à s’approprier (le rapport de) l’ITIE" dont l’assimilation favoriserait la réconciliation des citoyens avec les gouvernants et les entreprises minières. 
 
"Les Sénégalais de manière générale et les communautés perdent souvent confiance vis-à-vis des gouvernants et des entreprises minières", au sujet de leur gestion des ressources minières, a relevé M. Diallo. 
 
Une appropriation de ce rapport "leur permettrait de comprendre que le Sénégal est un pays transparent dans ce domaine". 
 
Admis comme candidat à l’ITIE depuis 2013, le Sénégal est appelé à produire son rapport en octobre 2016, a-t-il dit, notant qu’il s’agit d’un document "d’une importance capitale", qui a notamment pour mérite de présenter un pays comme conforme au principe de l’ITIE. 
 
Un quitus de conformité qui donne l’image de pays stable et sûr, de nature à attirer les investisseurs, a expliqué Ibrahima S. Diallo qui est représente l’Afrique francophone au Conseil mondial de l’ITIE. 
 
Le rapport de l’ITIE met selon lui en lumière les licences et contrats liant l’Etat aux sociétés minières, le suivi de la production, les taxes collectées, la gestion des dépenses et la distribution des revenus issus de l’exploitation minière. 
 
"On ne voudrait pas que ce soit une affaire d’élite", a poursuivi le représentant de PCQVP, non sans relever que pour ce faire, le rapport test de 2013 produit en 2015 par le comité sénégalais de l’ITIE, a été traduit en langues mandingue, pulaar et wolof et distribué dans les trois principales régions minières du pays, à savoir, Thiès, Matam et Kédougou. 
 
Cette version simplifiée et illustrée du rapport initial de 46 pages, condensé en 15 pages, est une moyen d’intéresser les Sénégalais à la gestion des ressources minières et de les préparer à lire le prochain rapport, en leur fournissant les clefs de lecture, a-t-il dit. 
 
Des recommandations ont été formulées pour éviter certaines faiblesses décelées dans le rapport test du Sénégal, liées au fait que toutes les entreprises n’ont pas fait de déclarations, a souligné M. Diallo. 
 
Il y a par ailleurs cité l’absence au Trésor public d’un système pour désagréger les données, de même que la non-certification des données publiées, un manquement également noté dans le rapport test. 
 
La prise en compte de ces recommandations dans le rapport du Sénégal, attendu en octobre, devrait contribuer à une publication de qualité. "Nous osons espérer qu’avec le rapport 2014, le Sénégal peut être déclaré pays conforme", a-t-il conclu.
 

ADI/BK