Les perspectives de modification du code électoral en exergue
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SENEGAL-PRESSE-REVUE

Les perspectives de modification du code électoral en exergue

Dakar, 4 juil (APS) - Les quotidiens parvenus mardi à l’APS traitent notamment d’une possible modification de la loi électorale, alors même que s’ouvre dimanche la campagne pour les législatives du 30 juillet prochain.
 
"Désaccord total", affiche ainsi Enquête, qui semble donner le ton à tous les autres quotidiens traitant de cette question relative à la proposition de la Commission électorale autonome (CENA) de modifier l’article L78 du code électoral. 
 
Cette modification vise notamment à permettre au citoyen-électeur de choisir au moins 5 bulletins sur 47 pour souci de rationalisation du temps de vote en raison de la pléthore de listes en compétition.
 
"À l’issue des discussions entre les différentes entités vendredi dernier, il a été retenu que chaque électeur puisse prendre au moins 5 bulletins pour voter lors du scrutin du 30 juillet prochain. Ce qui n’a pas, cependant, rencontré l’assentiment de tous les acteurs" dont certains ont décidé de s’y opposer, rappelle le quotidien L’As,
 
Or, les députés sont convoqués mercredi en session extraordinaire pour statuer sur ce compromis que la CENA a trouvé avec certains partis et coalitions de partis, ce qui laisse craindre un dialogue de sourds, selon la formule de L’As.
 
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, "a annoncé la saisine imminente de l’Assemblée pour le lifting du projet de loi portant modification de l’article L78 du code électoral", confirme le quotidien national Le Soleil.
 
"Les coalitions qui composent l’essentiel de l’opposition ont toutes rejeté la décision, même si elles +regrettent+ le nombre élevé de listes en compétition", relève L’Observateur, avant de citer l’analyste politique Moussa Diaw selon qui ce projet de loi "va créer des tensions". 
 
"On aurait dû prendre des initiatives pour arrondir les angles", parce que "ce projet de loi est perçu comme un forcing de la part de l’Etat", bien qu’il ne peut être considéré comme "un recul démocratique", ajoute l’analyste.
 
Un constat tient au fait que cette situation plonge le Sénégal "dans une situation politique délétère à la veille des élections législatives", une crainte que d’autres analystes ont fait part à Sud Quotidien, qui affiche à sa une : "Chronique d’un scrutin de tous les dangers".
 
Selon Walfquotidien, la Coalition gagnante Wattu Senegaal "qui avait senti le coup, a appelé à manifester demain mercredi devant les grilles de l’Assemblée nationale contre le vote du projet de loi modifiant le code électoral".
 
Dans ce contexte, La Tribune évoque un "possible report" des législatives, prévues pour ce 30 juillet initialement. Selon l’éditorialiste de ce journal, "il ne serait guère surprenant" que ces consultations électorales soient "tout bonnement reportées".
 
"Aujourd’hui, avec les cafouillages constatés, bien malin qui pourra dire comment se tiendront les législatives et avec quel fichier", ajoute-t-il, évoquant "de graves incertitudes (qui) planent sur la tenue de ce scrutin qui charrie passion et convoitise".
 
 
 

BK/PON