Le village de Tendimane réclame l’achèvement de ses infrastructures
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SENEGAL-DEVELOPPEMENT

Le village de Tendimane réclame l’achèvement de ses infrastructures

Tendimane (Bignona), 18 sept (APS) – Tendimane, un village situé dans le département de Bignona (sud), réclame l’achèvement de la construction de son poste de santé et de son projet d’électrification en cours d’exécution depuis 2008.
 
"Nous avons bénéficié en 2008 d’un projet de construction d’un poste de santé. Mais cette structure sanitaire n’est pas encore réceptionnée. (…) Elle n’est pas équipée, ni en matériel, ni en personnel", a fait remarquer Bécaye Diémé, le porte-parole de l’Association pour le développement intégré de Tendimane (ADIT).

M. Diémé a réclamé la finition des travaux du poste de santé et son équipement, lors de consultations médicales gratuites organisées dimanche dans ce village par l’ADIT et Ziguinchor Assistance médicale (ZAM).
 
"Nous n’avons jamais su pourquoi cette structure de santé financée par l’Etat n’arrive toujours pas à être achevée. Pourtant, dans le projet initial, il était prévu d’équiper le poste de santé et de lui affecter un personnel. Cela fait presque 10 ans. Nous en sommes au bout de notre patience et demandons à l’Etat de nous venir en aide", a lancé Bécaye Diémé en marge des consultations médicales.

Le projet d’électrification du village de Tendimane connait également des lenteurs, selon lui. "Les poteaux et les fils électriques sont installés depuis 2011. Le raccordement du village au réseau électrique a été effectué depuis très longtemps. Mais nous n’arrivons toujours à avoir de l’électricité", a regretté M. Diémé.

Selon lui, les habitants du village réclament aussi la rénovation de l’école élémentaire de Tendimane qui a été construite en 1959.

L’ouverture de la maison communautaire et la réparation de la piste reliant Tendimane à la voie de désenclavement des villages de l’ouest de Bignona font partie des doléances de ses habitants, selon Bécaye Diémé.
 
"Les évacuations sanitaires se font dans des conditions difficiles. Nous envoyons nos femmes à Bignona pour les accouchements. Le trajet est souvent source d’inquiétude (…) à cause de la dégradation de la route. Nous mettons deux à trois heures pour arriver à Bignona, qui est à moins de 10 kilomètres d’ici", a-t-il déploré.
 

MTN/ESF/BK