Le rappel à Dieu des khalifes des layènes et de Thiénaba, un des sujets en exergue
APS
SENEGAL-PRESSE-REVUE

Le rappel à Dieu des khalifes des layènes et de Thiénaba, un des sujets en exergue

Dakar, 10 août (APS) - Le rappel à Dieu des khalifes des layènes et de Thiénaba fait la une de plusieurs journaux de la livraison de mardi de la presse quotidienne dont l’intérêt pour le rebond de l’épidémie de la Covid-19 demeure une constante de l’actualité depuis quelques jours.

"Rappel à Dieu, hier, des khalifes des layènes et de Thiénaba", affiche Vox Populi. Seydina Abdoulahi Thiaw Lahi "a passé 20 ans à la tête de la communauté layène", écrit le journal. Serigne Abdou Rahim Seck, 8e khalife de Thiénaba, n’aura lui "fait que 14 mois à la tête de la famille religieuse de Thiénaba", ajoute-t-il.
 
Il "est parti comme il a vécu, dans la plus grande discrétion", au Maroc où il séjournait "depuis quelques semaines", précise L’Observateur à propos de Serigne Abdou Rahim Seck, 82 ans.
 
De Seydina Abdoulahi Thiaw Laye, décédé à 95 ans, ce journal retient que c’est un "homme de consensus et un grand conférencier". Il "venait de boucler 20 ans de khalifat", signale également L’Observateur. 
 
Un "lundi noir", "deux grosses pertes" pour la communauté musulmane sénégalaise, s’émeut Enquête. Tribune titre sur la même triste nouvelle : "Le Sénégal pleure Serigne Abdoulaye Thiaw Laye et Serigne Abdou Rahim Seck".
 
"Un malheur ne vient jamais seul", souligne L’As, en évoquant la mémoire des deux défunts religieux. "Avec ces deux disparitions, note Le Témoin quotidien, c’est la communauté musulmane nationale et, au-delà, le Sénégal tout entier, qui est en deuil".
 
Concernant la Covid-19, l’autre sujet-phare de l’actualité, les journaux ne cachent pas leur grande préoccupation relativement à la situation des enfants qui semblent désormais durement touchés par le virus.
 
"Delta fait des ravages chez les tout-petits", indique Walfquotidien, parlant d’un des variants actuellement les plus actifs du virus de la Covid-19. "Alors qu’ils ne sont pas, pour le moment, éligibles au vaccin contre la Covid-19, les enfants deviennent de plus en plus la cible du variant delta", note le même journal.
 
"Sur 15 graves à Albert Royer", une clinique pour enfants de l’hôpital Fan, à Dakar, "4 décès enregistrés dont un bébé de 8 mois", révèle le chef du service pédiatrie de cet établissement hospitalier dont les propos font la une de Vox Populi, lequel journal affiche avec inquiétude : "Covid-19 : la grande équation des enfants".
 
"Les enfants sont en train de vivre, tout comme les adultes, des moments difficiles avec le variant delta", renchérit Enquête, Les Echos soulignant que "l’une des révélations majeures de cette 3e vague, c’est que le variant delta s’attaque à toutes les catégories d’âge, mais semble avoir un penchant pour les jeunes".
 
Contrairement aux précédents stades de l’épidémie, désormais "nombreux sont les enfants qui ont non seulement chopé le nouveau virus, mais aussi qui développent des formes graves", écrit L’As.
 
Le Quotidien revient pour sa part sur la vaccination des femmes enceintes contre le Covid, désormais recommandée par le ministère de la Santé et de l’Action sociale et béni par l’Association sénégalaise des gynécologues obstétriciens. 
 
Cette structure souligne toutefois qu’il existe "actuellement des données limitées sur la sécurité des vaccins contre le Covid-19 chez les femmes enceintes".
 
De manière générale, "c’est une hécatombe dans le pays, depuis l’apparition de cette troisième vague de contaminations", fait observer Source A, alors que Kritik’ met en exergue les bons résultats de la prise en charge à domicile des cas de Covid. "37.088 guérisons en 3 mois", fait savoir le journal à sa une.
 
Si partager le même espace ou environnement qu’un malade du Covid "augmente le risque de transmission du virus aux autres membres du foyer", il reste que l’isolement des personnes infectées "peut contribuer grandement à rompre la chaîne de la transmission du virus", poursuit Kritik’.
 
Selon Le Soleil, les pharmacies sont "sous haute tension". Le journal précise que qu’en raison du Covid, de la grippe et du paludisme, la "forte demande a créé une pénurie de certains médicaments". 
 
 
 
 

BK