Les pathologies digestives, au menu du 7e congrès de la SOSEPED
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SENEGAL-ENFANCE-SANTE

Les pathologies digestives, au menu du 7e congrès de la SOSEPED

Dakar, 11 juil (APS) – Les pathologies digestives chez l’enfant seront au menu du 7e congrès national de la Société Sénégalaise de Pédiatrie (SOSEPED) qui s’ouvre cet après-midi à Dakar pour une durée de trois jours, a appris l’APS.

Les travaux prévus, pour démarrer à partir de 16 heures à l’hôtel Ngor Diarama, seront rythmés par le sous thème principal : ‘’Néonatalogie, vaccination, nutrition’’ et les ateliers du pré-congrès sur le diabète de l’enfant, les troubles fonctionnels digestifs, la réanimation de l’enfant, la réanimation néonatale, annoncent les organisateurs dans un communiqué.
 
Les maladies digestives constituent une priorité mondiale de santé publique, selon la même source, soulignant qu’elles ‘’sont responsables d’une morbidité et d’une mortalité très importantes chez l’enfant’’. 
 
Parmi les affections digestives, signale-t-on dans le communiqué, ‘’la diarrhée aiguë est sans doute l’une des plus fréquentes’’. 
 
Le document rappelle qu’en 2015 selon les estimations publiées, 688 millions de cas sont rapportés dans le monde chaque année chez les enfants de moins de 5 ans. 
 
Cette diarrhée est responsable de 499 000 décès sur un total de 1,3 millions de cas tous âges confondus ; la majorité d’entre eux survenant dans les pays en développement (78%). 
 
Pour le Sénégal, l’EDS continue de 2017 note que la prévalence de la diarrhée est de 18% avec une prédominance dans les tranches d’âge de 6 à 11 mois (27%) et 12 à 23 mois (27%). 
 
C’est la 3 ème cause de mortalité après celle due aux affections néonatales (23%) et les infections respiratoires aiguës (18%), indique le communiqué, soulignant cependant que le taux de mortalité qui lui associé aurait chuté de 20,8% entre 2005 et 2015. 
 
La même source relève que ‘’le Rotavirus serait responsable de 25% des causes de diarrhée aigue de modérée à sévère et 30% des décès répertoriés’’. 
 
Elle indique que dans les pays à ressources limitées, ‘’les principales complications sont la déshydratation aigue, le retard de croissance, la malnutrition et un développement cognitif insuffisant ; les enfants malnutris ayant un plus grand risque d’avoir des épisodes de diarrhée’’. 
 
Selon L’OMS et UNICEF, la diarrhée aigue ‘’demeure un problème préoccupant de santé publique’’, malgré ‘’les progrès considérables qui ont été réalisés dans le cadre de la prévention et la prise en charge des cas au niveau de l’ensemble de la pyramide de santé en partant du niveau communautaire au plus haut niveau de référence’’.
 
OID/AKS