La rage, ‘’un problème majeur de santé publique’’, selon la FAO
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SENEGHAL-SANTE

La rage, ‘’un problème majeur de santé publique’’, selon la FAO

Dakar, 26 mai (APS) – La rage sévit de façon endémique et pose un problème majeur de santé publique au Sénégal, selon la FAO qui organise lundi à Dakar un atelier national pour l’élaboration d’un plan d’action intégré pour le contrôle de la maladie selon l’approche +une seule santé+’’. 

"Entre 1995 et 2017, les Services vétérinaires ont rapporté 90 cas de rage canine et la clinique des maladies infectieuses de Fann a déclaré 80 cas de rage humaine’’, indique la FAO dans un communiqué reçu à l’APS. 

L’atelier organisé en partenariat avec le Haut Conseil National de la Sécurité Sanitaire Mondiale (SSM) se tiendra à l’hôtel Novotel.

La FAO souligne que ‘’face à la menace liée à la propagation de la maladie, l’Etat du Sénégal a mis en branle un programme national de lutte contre la rage d’un coût de 764 millions de francs CFA’’. 

Ainsi, entre janvier et septembre 2017, 9 325 chiens domestiques ont été abattus et 23 542 chiens errants abattus.
 
Le communiqué signale qu’en tant que pays bénéficiaire du Programme de Sécurité Sanitaire Mondiale (GHSA) en Afrique, le Sénégal a aussi mené un processus national de priorisation des maladies zoonotiques en utilisant l’Outil de priorisation des maladies zoonotiques du CDC (Centre pour le contrôle et la prévention des maladies des Etats Unis d’Amérique) selon l’approche ‘’Une Seule Santé’’. 

À ce jour, indique la même source, ‘’les résultats préliminaires ont confirmé que la rage était l’une des six maladies zoonotiques prioritaires’’. 

"Certes, la rage est entièrement évitable et peut être éliminée grâce à des stratégies de contrôle durables et appropriées mais une absence d’investissement dans de tels efforts concertés et une population humaine et animale de plus en plus croissante entraîneront une augmentation continue des décès humains attribuables à la maladie’’, relève la FAO.

Le communiqué rappelle que selon les statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la rage cause, chaque année, près de 77 000 décès, majoritairement des enfants, en Afrique et en Asie. 

Il est également établi qu’une personne meurt toutes les dix minutes de la maladie et que plus de 95% des cas humains de rage sont dus à des morsures de chiens infectés, ajoute le texte.
 
La rencontre de lundi réunira une cinquantaine de participants représentant l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies des Etats Unis d’Amérique (CDC), l’OMS, l’Alliance Mondiale de Lutte contre la rage (GARC), l’Institut Pasteur de Dakar, l’École Inter État des Sciences et Médecine Vétérinaires de Dakar (EISMV).

Ces participants viendront aussi de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD, le Laboratoire National d’Élevage et de Recherches Vétérinaires (LNERV), des ministères de la Santé, de l’Élevage, de l’Environnement, de l’Ordre des Docteurs Vétérinaires du Sénégal (ODVS), de l’Association des Maires du Sénégal (AMS), des laboratoires de production de vaccins, etc.
 
L’objectif est ‘’d’effectuer une évaluation complète des activités réalisées au niveau national sur la rage et d’élaborer une stratégie nationale de lutte contre la rage et un plan d’action’’. 

Selon le communiqué, ‘’les participants définiront les modalités d’utilisation de la banque de vaccins contre la rage de l’Organisation mondiale pour la santé animale (OIE) ainsi que les rôles et les responsabilités pour la mise en œuvre du plan de contrôle de la rage entre les principales parties prenantes (…)’’.

OID