La marche avortée de Me Wade à la Une
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La marche avortée de Me Wade à la Une

Dakar, 26 juil (APS) – La marche avortée de la coalition gagnante Wattu Senegaal" est l’un des principaux sujets évoqués par les quotidiens reçus mercredi à l’APS.

La tête de liste nationale de la coalition gagnante "Wattu Senegaal", Me Abdoulaye Wade, avait appelé mardi à une marche pour la délivrance des cartes d’électeur. La manifestation qui devait partir de la Place de l’Indépendance jusqu’au ministère de l’Intérieur en passant par l’Avenue Senghor et l’Avenue de la République a été interdite par le Préfet de Dakar.
 
L’autorité administrative leur a opposé l’arrêté N° 7580 du 20 juillet 2011 du ministère de l’Intérieur qui dispose que "pour des raisons de sécurité, sont interdites les manifestations à caractère politique dans l’espace compris entre l’avenue El Malick Sy et le Cap Manuel notamment devant les immeubles abritant l’Assemblée nationale, le Sénat, le Conseil économique et social, les Cours et tribunaux, le Palais de la République, le Building administratif et à la Place de l’Indépendance".
 
L’ancien chef de l’Etat qui a voulu braver cet interdit a fait face à un important dispositif sécuritaire qui l’a obligé à tenir une conférence de presse chez lui à Fann Résidence.
 
Pour le journal L’As, "La Police bloque Me Wade". "L’ancien président Abdoulaye Wade a voulu défier l’autorité et tenir sa marche pour la réclamation des cartes d’électeur, ce malgré l’interdiction de la manifestation par le préfet de Dakar".
 
"La tête de liste de la coalition gagnante +Wattu Senegaal+ a finalement décidé de se replier face au dispositif sécuritaire établi. Son convoi a été repoussé par la Police au niveau du rond-point de la Poste de Médina", écrit la publication.
 
Vox Populi qui parle d’un "grand bluff" de Wade, relève l’important dispositif sécuritaire mis en place au centre-ville par les autorités compétentes. Le convoi de Wade en direction de la Place de l’Indépendance a été dispersé à hauteur du rond-point de La Médina, souligne Vox.
 
Selon le journal Enquête, "la marche d’hier ne restera pas dans les annales +wadiennes+ comme modèle de rassemblement. Très vite abrégée par les forces de l’ordre la manifestation a avorté en une conférence et un meeting à Fann Résidence".
 
Mais pour Me Wade, 91 ans, la manifestation est un "succès" car "l’adversaire a été ébranlé, obligé de jeter des gaz lacrymogènes". 
 
Selon le quotidien Le Soleil, "Me Wade réclame la démission du ministre de l’Intérieur".
 
Abdoulaye Wade "n’a pas vu Washington", où se trouve le ministère de l’Intérieur, relève Le Quotidien qui se fait écho des déclarations de l’ancien président de la République, "retranché" chez Madické Niang à Fann Résidence.
 
"C’est un succès parce que l’adversaire a été ébranlé ; Si Macky Sall croit qu’il peut interdire nos manifestations définitivement, il se trompe. Abdoulaye Daouda Diallo (ministre de l’Intérieur) et Macky Sall doivent démissionner", déclare-t-il.
 
Interrogé par un journaliste sur son retrait de la vie politique après les législatives, il déclare encore : "Je ne me retire pas de la vie politique sénégalaise parce que je suis éternel (….)".
 
C’est un "flop" pour l’ancien chef de l’Etat, souligne Libération qui rapporte qu’à 5 jours des législatives, "Wade n’a pas (encore) retiré….sa carte". "Elle est disponible depuis plusieurs jours dans sa commission", selon le journal.
 
Pour Le Témoin, "Wade bluffe et gagne… !". "Bien qu’il ne soit pas parvenu à +marcher+ de la Place de l’Indépendance au ministère de l’Intérieur, il a atteint son but. L’objectif consistait à faire passer son message relatif aux cartes d’électeur", écrit le journal.
 
L’Observateur donne les chiffres officiels de la distribution des cartes d’électeur à 4 jours du scrutin : 6, 2 millions d’électeurs inscrits, 5,3 millions de cartes produites et 3, 6 millions de cartes retirées, soit un taux de 70, 36%.
 
Si à Dakar, ce taux est de 51,41%, il est de 84,45% à Kédougou, 82,56% à Kaffrine, 80, 64% à Fatick et 70,76% à Matam, précise L’Obs. 
 
 Walfadjri parle d’une campagne au palais "en espèces sonnantes" et note que "Macky Sall drague à fonds perdus". Le journal s’explique : "A quelques jours du scrutin pour les législatives, c’est la drague assidue des potentiels électeurs sur fond d’espèces sonnantes et trébuchantes".
 
"Après les bienheureux impactés de la Cité Tobago (qui ont reçu des terrains), Macky Sall ouvre aujourd’hui (mercredi) ses guichets aux fonctionnaires et retraités pour le paiement anticipé des salaires et pensions", ajoute Walf.

OID/ASB