L’appel du président Sall à l’endroit des enseignants grévistes à la Une
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L’appel du président Sall à l’endroit des enseignants grévistes à la Une

Dakar, 25 avr (APS) - L’appel à nouveau lancé par le président de la République aux enseignants grévistes pour une reprise des cours est le sujet le plus en vue dans la livraison de mercredi de la presse quotidienne, alors qu’un réaménagement du calendrier scolaire est de plus en plus évoqué après une grève de plusieurs semaines des syndicats du secteur.


"L’ultime appel aux enseignants", affiche ainsi le quotidien national Le Soleil, illustrant sa Une par une image suggestive du président Sall semblant s’adresser aux enseignants en grève depuis plusieurs semaines pour notamment une revalorisation de l’indemnité de logement leur revenant.

 
Le gouvernement "demande la reprise immédiate des cours", non sans rappeler les initiatives qu’il a prises pour mettre fin à la crise scolaire, au nombre desquelles, "le reclassement et la mise en solde des enseignants contractuels qui a coûté 43 milliards de francs CFA de 2015 à 2017 (...)", écrit Le Soleil. 
 
Le journal évoque aussi "la validation des années de volontariat, de vacation et de contractualisation pour un montant de rappels de 18 milliards. De ce fait, le gouvernement lance un ultime appel aux enseignants pour une reprise immédiate des cours".
 
Vox Populi s’autorise la manchette du Soleil ("L’ultime appel du gouvernement aux enseignants"), à peu de mots près. "L’Etat égrène les milliards injectés pour satisfaire les enseignants, les supplie d’arrêter la grève tout en brandissant le bâton", note ce quotidien.
 
"Les syndicats d’enseignants poursuivent leur mouvement d’humeur. Et préparent leur marche nationale à Diourbel, dans le cadre du déroulement de leur 7e plan d’actions. Bref, souligne Le Témoin quotidien, ces syndicats sont déterminés à aller jusqu’au bout de leurs revendications".
 
"Pour stopper le rouleau compresseur qui risque de foncer sur un 100e plan d’actions synonyme d’année blanche, le président de la République Macky Sall a jugé l’heure grave. D’où la sortie du porte-parole du gouvernement, le ministre Seydou Guèye, pour lancer un ultime appel destiné à sauver l’année scolaire", après près de 4 mois de grève, ajoute Le Témoin quotidien.
 
"Ça sent le gaz", de toutes les façons, estime Walfquotidien, selon lequel un deuxième élève a été blessé par une grenade à Thiès, "en l’espace de 24 heures", dans le cadre de manifestations pour la reprise des cours.
 
Le journal relaie ensuite les "menaces" assorties d’ultimatum du président de la République à l’endroit des enseignants, point sur lequel rebondit également La Cloche et Sud Quotidien tout à la fois.
 
"Menaces contre menaces", reprend le titre du billet consacré à cette question par La Cloche. Le journal juge "trop simpliste de mettre tout sur le dos" des enseignants. "S’ils s’entêtent, c’est que quelque part, l’Etat a failli même s’il y a de nouveaux engagements à côté d’autres engagements non respectés".
 
"Toutefois, la situation exige des enseignants de faire des compromis, comme pour les autres années, au risque de se discréditer devant une opinion qui a horreur d’une année blanche. Une telle situation serait un coup fatal" pour le pouvoir, écrit le billettiste de La Cloche.
 
"Macky +met en demeure+ les enseignants" et les syndicalistes "se braquent", se disant "prêts à tout" et assurant vouloir aller "jusqu’au bout" de leur logique, selon certains de leurs leaders dont les propos sont repris à la Une de Sud Quotidien.
 
"La guerre finale", donc, résume Enquête à sa Une. "Dans la bataille qui les oppose depuis des années, l’Etat et les enseignants n’ont jamais été aussi proches du Rubicon, 2016 excepté", constate le même journal.
 
"Avec la poursuite de la grève des enseignants, l’Etat hausse le ton et prend l’opinion à témoin", ce à quoi les syndicalistes répondent que les réquisitions "ne pourront pas servir cette année", certains des dirigeants syndicaux affirmant être même "prêts à être radiés", selon des propos rapportés par Enquête.
 
L’Etat, pendant ce temps, semble préparer l’avenir et la fin de la grève, en planchant d’ores et déjà sur le réaménagement du calendrier scolaire. 
 
Le Témoin quotidien signale que les inspecteurs d’académie, "bien qu’ayant prétendu que le quantum horaire n’a pas été affecté, ont annoncé un plan de réaménagement du calendrier scolaire !".
 
"Les examens et concours décalés", annonce ainsi L’As. Le journal Le Quotidien précise qu’ils le sont "de 2 semaines" et parle de "charrues avant les bœufs !".
 
"C’est en tout cas la politique adoptée par la coordination des inspecteurs d’académie du Sénégal" dont le président, Gana Sène, "a proposé un réaménagement de l’année scolaire et du calendrier des examens et concours au moment où des syndicats d’enseignants refusent de lever le mot d’ordre de grève".
 
 

BK/PON