L’affaire Assane Diouf toujours en exergue
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SENEGAL-PRESSE-REVUE

L’affaire Assane Diouf toujours en exergue

Dakar, 31 août (APS) - Les quotidiens parvenus jeudi à l’APS traitent principalement de la remise en liberté après audition de "l’insulteur public" Assane Diouf, du nom de ce citoyen sénégalais qui s’était fait remarquer par des attaques verbales obscènes contre des personnalités sénégalaises via des enregistrements vidéo, depuis les Etats-Unis où il résidait avant son rapatriement à Dakar.

"Arrêté ce mercredi aux environs de 2h30 mn du matin dès son retour à Dakar" puis placé en garde à vue, "le célèbre insulteur en +live+ du président de la République et d’autres autorités du pays a été auditionné hier par la Brigade des affaires générales (BAG) de la Division des investigations criminelles (DIC)", rapporte Le Témoin quotidien.
 
Plusieurs journaux, dont L’Observateur, annoncent toutefois que sur instruction du procureur de la République, il a été relâché ou remis en, liberté, selon la formule utilisée par les uns et les autres. "Devant les enquêteurs, il a assumé les propos tenus dans les vidéos", signale Libération.
 
Si l’on en croit Dakar Times, "les Américains qui suivaient le dossier de très près ont joué sur la décision du procureur qui l’a finalement relaxé".

"Ça sent le mensonge d’Etat", affiche de son côté Walfquotidien.

 
"Le +modou modou+ (Assane Diouf, NDLR) a raconté tellement de bobards dans des termes aussi orduriers que violents, qu’il a quasi annihilé les élans de sympathie que sa croisade vraie ou supposée aurait pu créer. Le mérite fondé sur l’injure ne devrait susciter de la sympathie", écrit ce journal.
 
"Ce que tout enfant en mesure de balbutier des syllabes peut dire ne devrait pouvoir focaliser les attentions de tout un pays. Seulement, aux insultes d’Assane Diouf, les autorités sénégalaises, plus revanchardes que justicières, ont opposé un mensonge d’Etat que la grande Amérique, qui se veut terre de démocratie, a avalisé, tel un enfant qui croit que c’est le père Noël qui lui a déposé un cadeau au pied du sapin", ajoute Walfquotidien.
 
"En multipliant les assauts contre celui qui se voulait lion, poursuit Walfquotidien, ils sont en phase d’en faire un agneau que l’opinion aura à cœur de ne pas voir être sacrifié".
 
L’Observateur rapporte pour sa part que le mis en cause, poursuivi pour des "faits d’apologie du terrorisme", "avait refusé de se faire assister d’un avocat, avant de revenir sur sa décision".
 
Il "a été entendu sur des faits d’injures et de terrorisme", confie justement son avocat, Me El Hadj Diouf, dans des propos rapportés par le quotidien Enquête, lequel ajoute que Assane Diouf "est rentré chez lui, après plusieurs heures d’audition", les enquêteurs privilégiant selon le journal "la piste politique".
 
Me El Hadj Diouf dénonce ainsi "une +séquestration+", rapporte Enquête. "Mon client est séquestré, kidnappé par les forces de l’ordre", soutient-il dans les colonnes du quotidien L’As.
 
Assane Diouf a tout de même dû s’expliquer devant sa famille, à l’occasion d’une réunion familiale nocturne "jusqu’au-delà de 3h30 du matin", rapporte Vox Populi. 
 
Le journal Le Quotidien, loin de ce sujet, s’intéresse aux préparatifs de l’aïd-el-kebir, la grande fête musulmane communément appelée Tabaski au Sénégal. "À quelques jours de la Tabaski, les femmes, qui ont pris d’assaut les marchés, sont tétanisés par la hausse des prix en cette période de morosité", écrit-il.
 
Dans le domaine de la, lutte contre l’insécurité alimentaire, le quotidien national Le Soleil annonce "462 millions de FCFA à 3.550 ménages à Malem Hodar", dans la région de Kaffrine (centre).
 
 
 

BK/SD