L’actualité politique prime sur les autres sujets
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SENEGAL-PRESSE-REVUE

L’actualité politique prime sur les autres sujets

Dakar, 13 fév (APS) - Les sujets politiques semblent être les plus en vue dans la livraison de lundi de la presse quotidienne, avec en perspective les législatives de juin prochain.
 
 
"A moins de six mois des élections législatives et à trois mois du dépôt des investitures, les tractations vont bon train. Des +pressions+sont notées aussi chez certains du côté de la coalition Bennoo Siggil Senegaal pour que Moustapha Niasse puisse" diriger la liste de la coalition présidentielle", note Le Témoin quotidien.
 
Le journal constate que cette situation "semble diviser Bennoo Bokk Yaakaar", certains de ses membres et/ou responsables insistent sur le fait que "l’heure n’est pas aux investitures", pendant que d’autres soulignent la nécessité d’une "mobilité" au sein de la coalition regroupant l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir) et ses alliés.
 
Un peu sur le même sujet, Walfquotidien se fait l’écho de violences notées lors d’une assemblée générale du parti présidentiel à Ziguinchor, la capitale sud du Sénégal, dimanche, à l’occasion d’une rencontre qui devait "être un moment de réflexion et de proposition en direction des élections législatives de juin prochain (…)".
 
Seulement, cette assemblée générale "s’est vite transformée en bataille rangée (…). Il s’était finalement agi d’un mouvement de démonstration de force pour les uns comme pour les autres", preuve selon le journal que l’APR à Ziguinchor "est loin, très loin même de trouver une solution à la crise de leadership qui la secoue depuis des années maintenant".
 
Plusieurs autres journaux traitent de ce sujet. "La violence s’invite à l’AG de l’APR de Ziguinchor", affiche par exemple L’Observateur. Le journal évoque un "+Mortal Kombat+" entre militants apéristes, "à quelques heures de la confection des listes en direction des prochaines législatives".
 
Vox Populi note qu’à Ziguinchor mais aussi à Fimela, dans la région de Fatick (ouest), des jeunes et responsables de l’APR "s’étripent". 

"À presque six mois des législatives de 2017, ça manœuvre ferme" du côté du pouvoir et de l’opposition "pour rafler le jackpot. Seulement la question qui s’impose est de savoir ce qui fait courir les députés", écrit La Tribune.
 
Cette publication évoque un "triste constat" selon lequel "non seulement l’institution parlementaire, dont le rôle est de contrôler l’action gouvernementale, coûte des milliards de francs au contribuable sénégalais, mais elle a renoncé à son droit de contrôle".
 
Pour le reste des sujets politiques, les quotidiens reviennent largement sur la dernière sortie du secrétaire général du Parti socialiste (PS), Ousmane Tanor Dieng, par ailleurs président du haut conseil des collectivités territoriales (HCCT). "Toute ma vie, j’ai assumé mes actes", déclare le responsable socialiste à la Une de Sud Quotidien par exemple.
 
Il a tenu ces propos à l’occasion de la sortie de la troisième promotion du système LMD de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, dont il était le parrain, dans un contexte marqué par des remous au sein du Parti socialiste.
 
Certains responsables et militants de la formation socialiste contestent la ligne politique tenue par M. Dieng, devenu un des alliés, les plus en vue du président Macky Sall et de son parti par le biais de la coalition, Bennoo Siggil Senegaal.
 
A l’opposé de cette ligne politique, des partisans du maire de Dakar Khalifa Sall pencheraient pour une alliance moins marquée, qui permettrait au PS de présenter le cas échéant un candidat à la prochaine présidentielle, éventualité que la majorité de la direction actuelle du PS exclurait.
 
Toujours est-il que le discours tenu par Ousmane Tanor Dieng aux nouveaux sortants de la FAC droit de l’UCAD "n’est pas celui d’un parrain", en ce sens qu’il "convoque aussi l’actualité du Parti socialiste et ses deux camps", note le journal Le Quotidien.
 
"Au début, constate le journal Enquête, ce devait être un autoportrait. Mais après quelques ligne sur sa vie, Ousmane Tanor Dieng, contraint par la crise dans son parti, décide de se défendre et de répondre à ses adversaires", en déclarant notamment : "La haine est la pire ennemie de la démocratie".
 
Loin de ce sujet, Le Soleil ouvre sur la visite du chef de l’Etat à Dubaï, où Macky Sall a promis "des terrains aux Sénégalais émigrés", en marge du sommet mondial de la gouvernance. Il y a par ailleurs présenté dimanche le Plan Sénégal émergent (PSE) et "mis en avant les véritables changements en cours en Afrique avec la politique des infrastructures".
 
Macky Sall a également tiré "sur les +manipulateurs+", au sujet de la panne de l’appareil de radiothérapie dont disposait le Sénégal et qui était en service à l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar, rapporte Libération.
 
"Il faut que certains gens aillent chercher autre chose à faire que de dire des choses qu’ils ne maîtrisent pas. Des gens qui n’ont rien à faire de leur vie à part errer, profitent des situations dont ils ne savent rien, pour dire n’importe quoi et manipuler les Sénégalais", a répondu Macky Sall dans des propos rapportés par le même journal, en réponse aux "attaques" contre le gouvernement sur ce sujet.
 
"Alors que l’appareil de radiothérapie est en panne depuis plusieurs semaines, engendrant une vaste polémique et suscitant l’inquiétude, le ministre de la santé avait annoncé l’arrivée d’un nouvel appareil dans six mois", avance le quotidien L’As.
 
"Pour mettre fin le plus rapidement possible au calvaire des malades du cancer, les autorités ont négocié avec le constructeur pour qu’il accélère la cadence et puisse livrer l’appareil au plus tard avant fin juin 2017", indique le journal. Cela dit, conclut l’AS, le président Macky Sall "ne décolère pas face au flot de critiques autour de cette affaire". 

BK/PON/MKB