Divers sujets en exergue, dont l’affaire de trafic de visas visant le Djolof Band
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SENEGAL-PRESSE-REVUE

Divers sujets en exergue, dont l’affaire de trafic de visas visant le Djolof Band

Dakar, 11 fév (APS) - L’affaire de trafic présumé de visas dans laquelle sont citées des personnalités du showbiz sénégalais continue d’intéresser certains quotidiens, parmi divers autres sujets traités par la livraison de mardi des journaux.
 
 

"Au cœur de la mafia du Djolof Band", peut-on ainsi lire à la Une du quotidien L’Observateur, avec au menu des "révélations" sur l’enquête de la gendarmerie ouverte au sujet de cette affaire de trafic de visas.
 
Selon L’Observateur, cinq personnes "impliquées dans cette affaire" ont été déférés lundi par la section de recherches de la gendarmerie. "Djidiack Diouf, manager de Viviane Chidid, Mamadou Mbaye alias Petit, Abdoulaye Diouf Kébé, Henry Dobatich et Kaly Soumaré sont accusés des infractions d’association de malfaiteurs, trafic de migrants et faux et usage de faux".
 
"Ils usaient de fausses manifestations avec des cachets de l’orchestre de Viviane pour faire voyager des candidats à l’émigration", indique L’Observateur, selon lequel quotidien la chanteuse Viviane Chidid se trouverait "dans le collimateur des enquêteurs".
 
"Le parquet ne veut pas s’arrêter à sanctionner des lampions et l’option d’ouvrir une information judiciaire recoupe la crainte que des commanditaires et autres complices sont encore tapis dans l’ombre", écrit le quotidien Kritik’.
 
Et d’ajouter que pour "percer le secret des cachets diplomatiques monnayés à prix fort, les mis en cause risquent au minimum, en plus du mandat de dépôt, un séjour de six mois en prison".
 
Une perspective qui a peut-être incité Viviane Chidid et son ex-mari à prendre la parole pour s’expliquer, comme rapporté par le quotidien Tribune. "Ils ont démenti les insinuations, précisant n’avoir rien à voir avec cette affaire de trafic de visas".
 
Il reste que "le manager de Viviane et sa bande risque gros, très gros même. D’autant plus que depuis l’éclatement de cette affaire, dit-on, c’est le branle-bas de combat dans les ambassades occidentales, surtout celles de la zone Schengen, qui n’entendent pas laisser passer (...)’’, rapporte Vox Populi.
 
A en croire ce journal, ces ambassades "attendent de pied ferme de voir comment les autorités judiciaires et politiques (...) vont gérer la suite de ce dossier pour mettre un frein aux nombreux cas de trafic de visas constatés dans le monde des artistes".
 
Le Quotidien s’intéresse à une affaire de drogue ayant viré au drame à Fatick, où un jeune conducteur de mototaxi, âgé de 26 ans, a trouvé la mort "dans une bavure policière". 
 
"Accusant les policiers" d’avoir provoqué la mort de la victime, "la famille exige que la justice fasse toute la lumière sur cette affaire qui a mis hier la capitale du Sine sens dessus-dessous", selon ce journal.
 
"Violente manifestation de Jakartamen à Fatick", affiche à ce sujet Vox Populi, là où Grand Place s’intéresse à une accusation de spoliation foncière visant Babacar Ngom, patron de la SEDIMA, une entreprise du secteur avicole. 
 
"La commune de Sindia a délibéré 300 hectares au profit de l’homme d’affaires Babacar Ngom. Alors que la zone en question fait partie de la commune de Ndiaganiao. Une situation qui a soulevé le courroux des habitants" de Ndeguéler, un village de ladite commune, indique le journal.
 
Le Soleil continue pour sa part de s’intéresser aux questions sanitaires déjà abordées dans son édition de la veille, en lien avec l’épidémie de coronavirus. Le journal, évoquant la surveillance des épidémies, ouvre sur des déclarations rassurantes du professeur Amadou Sall, administrateur général de l’Institut Pasteur : "Notre système est performant".
 
Au sujet du coronavirus justement, comme sur d’autres liés par exemple à la gestion des affaires publiques, L’As donne la parole à la présidente du Conseil économique, social et environnementale (CESE), l’ancienne Première ministre Aminata Touré. "Nous avons encore des progrès à faire en matière de bonne gouvernance", en allusion aux résultats des derniers rapports de la Cour des comptes.
 
Le Témoin quotidien rappelle qu’il y a huit ans, le président Macky Sall entamait, en février 2012, "sa chevauchée conquérante du pouvoir". Un rappel qui n’empêche pas Walfquotidien de tirer sur les élites disparues et oubliées, citant Mamadou Dia, Cheikh Anta Diop, etc. "Le Sénégal en mal de reconnaissance", affiche le journal.
 
Le quotidien Enquête souligne à sa Une "le calvaire" des travailleurs du secteur des BTP. "Au-delà des licenciements tous azimuts au CDE", Consortium d’entreprise, une référence dans les travaux publics et le bâtiment, le journal note que "le mal-être gagne le secteur du BTP".
 
 


BK