Divers sujets accompagnent la persistance de la crise du Covid dans les quotidiens
APS
SENEGAL-PRESSE-REVUE

Divers sujets accompagnent la persistance de la crise du Covid dans les quotidiens

Dakar, 30 juil (APS) - La crise sanitaire liée au Covid-19 continue de s’imposer en sujet dominant de l’actualité bien que les quotidiens parvenus vendredi à l’APS traitent de plusieurs autres questions comme les ennuis judiciaires du rappeur Kilifeu et le démarrage de l’examen du Baccalauréat, édition 2021.
 
 
Le quotidien Kritik’ décrit une "course contre la montre" dans les centres de traitement épidémiologique (CTE) confrontés à des "tensions permanentes" dans la prise en charge des malades de plus en plus nombreux.
 
"Détresse respiratoire, ces graves traînant des comorbidités, réanimation à bout de souffle, la tension est à son comble dans les CTE où les malades, même sous oxygène, présentent de maigres chances de survie", du fait de la nouvelle "vague destructrice", rapporte le journal. 
 
"L’horizon toujours bouché" par la flambée des contaminations et les cas de décès de plus en plus nombreux, fait observer Source A. L’As, pour faire plus concret, soutient que la Covid-19 "tue en moyenne 10 personnes par jour".
 
"Depuis le dimanche 25 juillet, 10 individus en moyenne perdent leur vie à cause du coronavirus", alors que "12.430 patients" sont désormais sous traitement, souligne L’As en citant le ministère de la Santé et de l’Action sociale.
 
L’Observateur frappe fort en publiant des témoignages de survivants de la troisième vague de la Covid-19, des hommes et des femmes qui ont vu la mort de très près. Comme le témoigne une malade : "7 malades sont décédés devant moi, j’ai cru que c’en était fini pour moi".
 
"Je n’avais plus la force de parler et mes poumons étaient fortement comprimés", renchérit un autre. "On me mettait une couche parce que je faisais mes besoins naturels sur place", ajoute un troisième malade de 53 ans.
 
Le service d’assistance médicale et d’urgence (SAMU), qui reçoit "300 à 400 appels par jour" dont "les 90% sont dus au Covid", se trouve débordé, renseigne son directeur, le professeur Mamadou Diarrah Bèye, dans des propos également rapportés par L’Observateur.
 
Des quotidiens signalent que le garde des Sceaux, Me Malick Sall, a contracté le virus, dont Tribune qui souligne à travers sa manchette : "Delta contamine la justice", en référence au variant qui selon les spécialistes est à l’origine de la flambée des contaminations enregistrées depuis quelques jours.
 
L’Info estime que cette annonce et la manière dont elle a été faite "brouille la com" des autorités. "En insistant sur le fait d’avoir été testé positif au Covid-19 malgré sa vaccination, le ministre de la Justice alimente le doute et porte un coup au plaidoyer du président de la République Macky Sall sur la vaccination de masse", écrit ce journal.
 
"Finalement, les candidats ne seraient-ils pas tentés de dire + à quoi bon de se faire piquer si, après tout, on chope le virus ?+. Du pain sur la planche" du ministre de la Santé "Diouf Sarr dont les spin doctors devraient redoubler de stratégies pour convaincre les vaccinosceptiques que le vaccin sert à limiter les dégâts et non à empêcher la contamination", note de son côté Walfquotidien.
 
L’actualité ne se résume pourtant pas au Covid malgré toute l’importance de ce sujet qui en cache d’autres. Il en est ainsi des accusations d’escroquerie présumée au visa contre le rappeur Kilifeu.
 
"Le rappeur a opté pour une déclaration", en lieu et place d’une conférence de presse annoncée, "à cause du contexte sanitaire, pour apporter sa part de vérité" dans cette affaire de trafic de visas dans laquelle il est cité, écrit le quotidien Enquête.
 
Le journal ajoute que Kilifeu "parle plutôt d’une transaction de véhicule entre lui et un ami de plus de 20 ans, dont il s’interroge sur les motivations". Il annonce avoir décidé de geler ses activités au sein du mouvement Y ’en a marre, "en attendant le rétablissement de la vérité", rapporte le même journal.
 
"Vous pouvez tuer Kilifeu et je suis prêt pour y laisser ma vie, mais vous aurez en face de vous plus de 5 millions de Kilifeu", indique le rappeur cité par Vox Populi, en allusion à son audience d’activiste au sein du mouvement citoyen d’opposition Y ’en a marre.
 
Tribune affirme que "Kilifeu démontre la thèse du complot" contre sa personne. Lii quotidien bat cette thèse en brèche pour dire que "Kilifeu se défend sans convaincre". "Le problème avec la réplique de Kilifeu, c’est qu’il ne répond pas aux propos contenus dans la vidéo publiée" sur cette affaire.
 
"Parce que dans cette vidéo, reprend Lii quotidien, il est précisément question de visas et de passeports à gérer pour son +ami+ qui, soit dit en passant, lui aurait remis des sommes d’argent à cet effet. Il n’y est pas question de voiture". 
 
Le Baccalauréat général, édition 2021, dont les épreuves ont débuté jeudi sur toute l’étendue du territoire sénégalais, fait également l’actualité. "Un démarrage sans encombres", note à cet effet Le Soleil, dans son édition du jour.
 
Le journal fait état d’un déroulement normal des épreuves "sur toute l’étendue du territoire national", mais signale que beaucoup d’absences ont été notées à Thiès à cause de la pandémie à coronavirus.
 
Une lecture que renforce Sud Quotidien. "A l’épreuve du Delta", affiche ce journal, dans une sorte de clin d’œil au variant anciennement indien qui fait des ravages au Sénégal. Le constat du bon déroulement des épreuves a été fait par ce journal, de même qu’il assure que le protocole sanitaire est respecté.
 
Le Bac 2021 "triomphe du Covid", les candidats s’étant présentés "en masse dans les centres d’examen", malgré la crise sanitaire, souligne Le Témoin quotidien. "Un baccalauréat sous protocole", donc, relève le quotidien Enquête, compte tenu des mesures barrières édictées par les autorités pour une bonne tenue de cet examen.
 
"Les candidats pour le premier diplôme universitaire ont composé hier en philosophie et en mathématiques sous le masque et les effets de la troisième vague", précise Walfquotidien.
 
Après, il y a les mauvaises habitudes, comme les cas de triche. "Quatorze tricheurs au Bac envoyés à la gendarmerie", affiche ainsi L’As, avant une révélation de taille du quotidien Libération : "Les épreuves corrigées circulaient sur WhatsApp".
 
 
 
 

BK