Covid-19 : les tests de dépistage ne garantissent pas l’immunité (responsable OMS)
APS
SENEGAL-SANTE

Covid-19 : les tests de dépistage ne garantissent pas l’immunité (responsable OMS)

Dakar, 14 avr (APS) - Les tests de dépistage des anticorps ne sont pas une garantie contre une nouvelle infection au coronavirus, a déclaré la porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Harris.

Ces tests "peuvent confirmer si une personne a été infectée, mais ils ne garantissent pas l’immunité et la protection contre la seconde infection’’, affirme le site internet des Nations unies, citant Mme Harris, qui s’exprimait à l’occasion d’une conférence virtuelle.
 
"À ce stade, aucun des tests d’anticorps n’a été préqualifié’’, a précisé la porte-parole de l’OMS.

Le site internet des Nations unies affirme que "les tests de dépistage des anticorps peuvent confirmer si une personne a été infectée, mais ils ne garantissent pas l’immunité et la protection contre la seconde infection’’. 

"En ce qui concerne la guérison, puis la réinfection par le virus, nous n’avons pas de réponses. Il y a une inconnue’’, a déclaré lundi, lors d’une conférence de presse à Genève, Mike Ryan, directeur du programme de gestion des situations d’urgence sanitaire à l’OMS.

Mme Harris, citée par le site internet des Nations unies, soutient que le test "était la référence qui permettait de trouver les personnes porteuses du virus’’.

"La mise en quarantaine de communautés entières permet simplement de gagner du temps pour les systèmes de santé’’, a-t-elle expliqué, ajoutant qu’il est important de trouver et d’isoler les personnes infectées, afin que les communautés puissent reprendre leur vie et leurs activités.

L’élément central de la politique de l’OMS était de "tester, tester, tester’’. Mais la mise en œuvre de cette politique relève toutefois des autorités nationales, selon Mme Harris.

S’agissant du processus de développement du vaccin, qui nécessite des essais de sécurité sur l’homme, la porte-parole de l’OMS a dit que personne ne pouvait donner une date précise maintenant, et qu’un vaccin n’était probablement pas réaliste avant au moins douze mois.

ASG/ESF