Tambacounda : 70 structures scolaires ciblées pour démarrer les cours dès le premier jour de la rentrée
APS
SENEGAL-EDUCATION-INITIATIVE

Tambacounda : 70 structures scolaires ciblées pour démarrer les cours dès le premier jour de la rentrée

Tambacounda, 24 sept (APS) - Quelque 70 structures scolaires du préscolaire au secondaire sont ciblées pour démarrer les cours au premier jour de la rentrée des classes, le 5 octobre, conformément à une directive du ministère de l’Education, a indiqué, vendredi, l’inspecteur d’Académie de Tambacounda, Alassane Niane.
 

La directive ministérielle demande que les apprentissages commencent tôt, afin que soit atteint le quantum horaire requis au bout de l’année scolaire. 
 
"On a demandé à chaque IEF de faire fonctionner dix écoles élémentaires qui vont faire cours le jour de la rentrée, cinq collèges et deux écoles préscolaires", a dit M. Niane dans un entretien avec l’APS.

Au total, quarante écoles élémentaires, vingt collèges et huit écoles préscolaires dans les quatre IEF de la région devront démarrer les apprentissages le premier jour de la rentrée, le 5 octobre.

S’y ajoutent les deux lycées, Mame Cheikh Mbaye dans la commune de Tambacounda et celui de Goudiry. Ce qui porte le nombre de structures visées à 70.

"Le ministre leur a adressé des correspondances, mais moi-même j’ai eu à adresser une correspondance à l’Union régionale des associations de parents d’élèves (URAPE) (…) pour l’informer de cette initiative pour qu’il puisse mobiliser toutes les APE, les UDAPE (unions départementales), les Unions communales, des écoles et établissements", a noté le responsable régional de l’éducation.

Les directeurs d’écoles, les principaux et les proviseurs ont été sensibilisés sur la nécessité de "commencer le travail de désherbage et de nettoyage des salles", a-t-il rapporté.

L’inspecteur d’académie a précisé que ce ne sont "pas seulement ces écoles qui ont été ciblées, mais l’ensemble des écoles de la région", même si le focus a été mis sur les écoles choisies.

"L’objectif, c’est de faire fonctionner à la rentrée, toutes les écoles", a dit M. Niane, expliquant que l’idée est de faire en sorte que les enseignements et apprentissages démarrent très tôt, vu que le système éducatif peine ces dernières années à atteindre le quantum horaire.

"L’essentiel, c’est de tendre vers les 900 heures, et même aller au-delà", a-t-il poursuivi.

La garantie de la réussite de cette initiative, est la mobilisation de la communauté, a-t-il indiqué, assurant que "toutes les parties prenantes ont été informées et ont pris un engagement". "Donc, nous osons espérer que le jour J, effectivement (les enseignements vont démarrer)".

L’inspecteur d’académie a indiqué qu’il compte profiter, samedi, de l’émission hebdomadaire de l’Inspection d’académie "Creuset du savoir" sur la radio régionale RTS, pour "informer davantage les parents, les élèves, bref tous les acteurs de l’éducation pour qu’ils se joignent à (l’académie) pour qu’on puisse réussir ce pari".

Saluant l’appropriation par le gouvernement, de l’initiative "Ubi tey jang tey", lancée l’année dernière par la Coalition des ONG en synergie pour la défense de l’éducation publique (COSYDEP), il a noté que "les bonnes pratiques, on les adopte".

Il n’a pas manqué de relever qu’après les résultats obtenus l’année dernière, "il suffit maintenant de renforcer ces acquis-là".

"Heureusement, à Tambacounda, à ce jour, aucune école n’est inondée du moins aucun fait de cette nature n’a été porté à notre connaissance", s’est réjoui M. Niane, notant d’ailleurs que "les infrastructures ne peuvent pas constituer un (facteur de) blocage".

En cas de déficit de locaux, les cours peuvent démarrer grâce à une mutualisation des classes existantes, en attendant la pose d’un abri provisoire, a-t-il souligné, tout en assurant que l’Académie "fera tout" pour un démarrage effectif des cours dès le premier jour de la rentrée, dans les écoles ciblées.

En termes de personnel, la région ne connaît pas de déficit criard au moyen secondaire, sauf pour les mathématiques, l’espagnol, l’arabe et l’EPS, a relevé Alassane Niane.

Selon lui, l’IA affectera "là où le besoin se fait sentir" le "surplus de professeurs" qu’elle avait reçu l’année dernière. "Maintenant, nous devons nous inscrire dans cette dynamique qui consiste en ce que les cours démarrent le premier jour de la rentrée", a-t-il dit, annonçant que l’année prochaine, dès le mois de mai, l’autorité académique va s’affairer à la rentrée de 2017.

Il s’est dit "optimiste" quant à l’effectivité du démarrage des apprentissages dès le premier jour de la rentrée des classes dans les écoles ciblées, mais également même (dans) les écoles qui n’ont pas été ciblées.

Cette initiative contribue à "renforcer la qualité au niveau de nos écoles et établissements", a-t-il dit, estimant que la qualité est la "véritable bataille", après les "efforts très importants" faits au niveau de l’accès, dans une région qui a parmi "les plus faibles taux de scolarisation".

L’autre défi est la gouvernance scolaire. Le bilan des examens 2016 a montré qu’un "bond" a été effectué aussi bien aux examens, que dans le domaine du seuil de maîtrise de la lecture et des mathématiques, dans la région, a-t-il dit, soulignant la nécessité d’augmenter les taux de réussite à tous les niveaux et les seuils de maîtrise.

ADI/PON