Aïda Mbodj à Tambacounda pour
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SENEGAL-POLITIQUE-DEPLOIEMENT

Aïda Mbodj à Tambacounda pour "massifier" son mouvement

Tambacounda, 5 mars (APS) - Aïda Mbodji, présidente de l’Alliance nationale pour la démocratie (AND) a tenu une réunion politique samedi à Tambacounda pour, "massifier" son mouvement et élargir les bases du Parti démocratique sénégalais (PDS,opposition), a constaté l’APS.

Ce rassemblement s’inscrit dans les tournées visant à "massifier’’ son mouvement et à "élargir les bases du parti" a-t-elle expliqué à des journalistes lors d’un point de presse qui a suivi son meeting.

Aïda Mbodji a indiqué que son mouvement est porteur d’"une nouvelle offre politique diversifiée qui tend vers l’intégration socio-économique des femmes, l’encadrement des jeunes, mais aussi la couverture des personnes du troisième âge".

Il s’agit de "faire la politique autrement", a-t-elle dit. Pour traduire cette vision en acte, elle a décidé lors de la réunion politique de remettre un chèque de 500.000 francs à ses partisans pour alimenter leur caisse populaire, en attendant l’arrivée d’un partenaire, pour les appuyer davantage.

Concernant les jeunes, elle a évoqué des perspectives de formation, et au sujet des personnes du troisième âge, il est prévu de mettre à leur disposition des poulaillers, a-t-elle poursuivi.

La responsable politique a, par ailleurs déploré la situation des populations des Terres neuves, dans le département de Koumpentoum, où elle s’est rendue vendredi et dont elle estime qu’elles sont "laissées en rade", ne bénéficiant d’"aucune infrastructure ni éducative, ni sportive ni sanitaire".

"Elles n’ont aucun service social de base", notamment l’eau et l’électricité, a-t-elle dit. Les femmes de Koumpentoum qu’elle a rencontrées se sont aussi plaintes de manque de financement, a-t-elle relevé, ajoutant qu’autant de facteurs ont justifié le fait que "15 villages ont quitté l’APR pour rejoindre l’alliance pour la démocratie".

A la question de savoir si son mouvement participera aux prochaines législatives, elle a répondu : "cela dépendra de notre parti". "Soit le parti prend cette offre très intéressante qui est la sienne, soit les autres coalitions (la prennent)", a-t-elle souligné.

Réaffirmant son appartenance au PDS, elle a relevé que son mouvement a été "béni et autorisé" par le responsable de la formation libérale. Le mouvement est un moyen pour elle de continuer à dérouler ses activités politiques après avoir été "isolée" à l’instar d’autres responsables, par son parti, a expliqué Aïda Mbodji.

Contrairement à "certaines allégations" faisant croire que cette initiative a vu le jour après son accession à la tête du groupe parlementaire libéral, l’AND existe depuis le 26 mars 2014, a-t-elle noté, non sans indiquer que chemin faisant, a vendu "des centaines de milliers de cartes" de membre.

"Avec Aïda Mbodji, nous aurons une majorité à l’Assemblée nationale", a lancé Samba Ndao, un des responsables du mouvement dans la région orientale. 

"Vous n’êtes plus la "lionne du Baol", vous êtes la "lionne du Sénégal", a indiqué M. Ndao, qui est allé plus loin en faisant part de son souhait de voir leur responsable devenir candidate à la prochaine présidentielle.

ADI/ASB