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SENEGAL-ENFANCE

Kaolack : des enfants défavorisés réclament de meilleures conditions de vie et d'apprentissage

2012-11-21 17:23:49 GMT

Kaolack, 21 nov (APS) – Une cinquantaine d'enfants dĂ©favorisĂ©s de la rĂ©gion de Kaolack (Centre) ont, sous l'Ă©gide des ONG Enda Jeunesse Action et Save The Children, invitĂ© mercredi les pouvoirs publics Ă  amĂ©liorer leurs conditions de vie et d'apprentissage Ă  l'Ă©cole.

Des enfants malades ou vivant avec un handicap, des ''talibés'' (pensionnaires d'écoles coraniques), des enfants venus de villages de reclassement social et de zones défavorisées se sont réunis le même jour dans la ville de Kaolack, à l'initiative de ces deux ONG, à l'occasion du 23ème anniversaire de la Convention des Nations unies sur les droits de l'enfant.

Ils ont réfléchi sur les problèmes auxquels ils sont confrontés et proposé des solutions aux autorités administratives et politiques, afin que ces dernières puissent améliorer leurs conditions de vie et d'apprentissage.

Après avoir travaillĂ© sur plusieurs thèmes, ils ont souhaitĂ©, dans un document remis au prĂ©fet de Kaolack, le respect du quantum horaire par les enseignants, l’Ă©limination des pires formes du travail des enfants, la lutte contre la maltraitance des enfants dans les Ă©coles, les ''daara'' (Ă©coles coraniques) et les foyers.

Ils ont aussi dĂ©noncĂ© les ''stigmatisations'' dont sont l'objet ceux d'entre eux vivant dans des villages de reclassement social. Aussi ont-ils demandĂ© l’abrogation de la loi 76-03 du 25 mars 1976 portant crĂ©ation des villages de reclassement social, c'est-Ă -dire des villages regroupant des personnes atteintes d'une maladie comme la lèpre. Les enfants ont prĂ©conisĂ© la gratuitĂ© de l’Ă©cole Ă©lĂ©mentaire pour tous.

Ils souhaitent que des actions de prĂ©vention des viols soient entreprises par les pouvoirs publics et que soient dĂ©noncĂ©s les auteurs de tels agissements. L’accompagnement psychosocial des enfants victimes de viol et la sensibilisation des parents sur les mĂ©faits de l’excision sont sur la liste de leurs revendications.

Les enfants ont prĂ©conisĂ© la mise en place de centres d’accueil pour lutter contre l’''errance'' de certains des leurs et la prise en charge sanitaire et sociale des ''talibĂ©s''. Ils appellent les autoritĂ©s politiques et administratives Ă  veiller Ă  l'insertion des enfants travailleurs dans les circuits productifs, Ă  la sensibilisation et Ă  la conscientisation des enfants sur la libertĂ© d’expression.

Ils ont Ă©talĂ© les difficultĂ©s qu’ils rencontrent dans la vie, les châtiments corporels, les mariages prĂ©coces ou forcĂ©s, la maltraitance de ceux d'entre eux par des tuteurs, l’inadaptation de l’environnement scolaire aux enfants handicapĂ©s, le travail domestique excessif, l’automĂ©dication dans les ''daara'' et le manque de mesures d’accompagnement des enfants dans les villages de reclassement social.

Le coordonnateur de l’ONG Enda Jeunesse Action, Mansour Sow, a saluĂ© la pertinence des idĂ©es produites par les enfants. Les droits de l'enfant sont très souvent violĂ©s, selon lui.

''Il est effectivement aberrant de maintenir la loi 76-03 du 25 mars 1976 portant crĂ©ation des villages de reclassement social, d’autant plus que la chaĂ®ne de transmission de la lèpre est rompue depuis 1994, avec la dĂ©couverte du mĂ©dicament'', a signalĂ© M. Sow.

Il a remis, au nom de l'ONG, un diplĂ´me d’honneur Ă  l’inspecteur de l’Ă©ducation Ă  la retraite Ibrahima Seydi, pour sa ''contribution significative'' Ă  la protection de l’enfant.

PON/ESF

 

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