La fédération en appelle à une
APS
SENEGAL-TENNIS

La fédération en appelle à une "volonté politique forte" pour plus d’infrastructures

Dakar, 30 oct (APS) - Le tennis sénégalais doit pouvoir compter sur "une volonté politique forte" pour se mettre au niveau de certains pays africains et bénéficier de plus d’infrastructures, a plaidé le président de la Fédération sénégalaise de discipline, Issa Mboup. 
 
"Le Sénégal figurait parmi les meilleurs tennis du continent africain, mais aujourd’hui, le gap est énorme, contrairement aux autres pays qui ont pris de l’avance", s’est-il désolé samedi, en marge de la finale du tournoi "Prize money" de Dakar, gagné par l’Ivoirien Joël Méda aux dépens du Sénégalais Oumar Ka (2 set à 1).
 
Le troisième set de cette partie, qui a duré 2 heures de temps (16 heures 30 à 18 heures 30), s’est joué au tie break gagnant sur 10 points, alors que les 2 joueurs étaient à égalité 1 set partout, le Tennis club de Dakar où se jouait la rencontre ne disposant pas d’éclairage.
 
Aussi le président de la Fédération sénégalaise de tennis (FST) a-t-il appelé autorités publiques, collectivités locales et bonnes volontés à faire en sorte que "les infrastructures soient démultipliées, pour qu’on puisse avoir un sport correct".
 
"Cette finale du tournoi de Dakar est digne d’un grand match de tennis international", a commenté Issa Mboup, selon qui le Sénégal était la deuxième étape d’un circuit qui a débuté en Mauritanie et qui va se poursuivre au Mali avant le Burkina Faso.
 
Selon lui, les choses bougent au niveau du tennis africain et "le Sénégal ne doit pas rester à la traîne". Il a invité "les plus jeunes’’ joueurs du Sénégal à s’inspirer de du finaliste malheureux, Oumar Ka, qui a livré "un match de haute facture".
 
"Nous avons un tennis d’un niveau technique élevé, mais je plaide toujours pour la multiplication des infrastructures, parce que le sport est devenu très exigeant", a fait valoir Issa Mboup.
 
Si le Sénégal ne peut pas espérer atteindre à court terme le niveau des pays les plus en avance dans ce sport, il y a lieu de faire en sorte que le tennis, "comme tous les autres sports, puisse avoir des infrastructures adéquates", a-t-il ajouté.
 
De même a-t-il souligné la nécessité de la formation des formateurs et d’entraînements plus soutenus, pour un plus grand développement de la discipline au Sénégal.
 
Le président de la FST a décerné "une mention spéciale" au 12-ème Gaindé qui "s’est mobilisé et a animé avec ferveur" la finale, ce qui démontre que le groupe des supporteurs des équipes nationales est ’’présent pour tous les sports".
 

LTF/BK