Youssouph Dabo, Malick Daff et Cheikh Guèye, le triangle des promesses du football national
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SENEGAL-FOOTBALL-PERSPECTIVE

Youssouph Dabo, Malick Daff et Cheikh Guèye, le triangle des promesses du football national

Dakar, 28 avr (APS) – Les techniciens Youssouph Dabo, Malick Daff et Cheikh Guèye ont démontré ces derniers temps, à travers des résultats probants en sélections et/ou en clubs, qu’on peut être optimiste dans un futur proche pour le devenir du football national.
 
Presque 17 ans après la Jeanne d’Arc qui avait accédé en 2004 en demi-finales de la Ligue des champions, l’équipe de Teungueth FC, pour sa première expérience dans cette compétition, a relevé le défi en éliminant le Raja de Casablanca (Maroc), un des grands noms du football africain.
 
Si ce succès peut être mis au crédit de l’ensemble de la famille du football de Rufisque, il porte aussi et surtout porte la marque du jeune technicien Youssouph Dabo, qui tisse sa toile lentement mais sûrement depuis ses débuts au Guédiawaye FC en 2015.
 
Passé par GFC et le Stade de Mbour avant d’atterrir au TFC en 2020, Dabo ‘’est un homme doté de convictions fortes’’, selon le président du club rufisquois, Babacar Ndiaye.
 
’’Il a des valeurs, des convictions et est d’une grande intégrité intellectuelle et morale’’, poursuit le président du TFC. Il explique que c’est grâce à cette connaissance de l’homme qu’il a été promu Manager général, à l’image d’un Arsène Wenger aux Gunners d’Arsenal (Angleterre).
 
Dabo avait fait avec le TFC un parcours quasi parfait lors de la phase aller de la Ligue 1 sénégalaise en 2019-2020, réussissant dans un premier temps à porter la sélection U20 en finale à la CAN et en quart de finale de la Coupe du monde la même année en 2019.
 
S’il a échoué avec cette sélection pour la qualification à la CAN U20 en 2021, il a tout de même laissé l’impression d’avoir dominé son sujet et d’avoir permis à ses joueurs de franchir un grand palier.

Et d’ailleurs de très jeunes footballeurs de cette génération, Lamine Camara (Marseille, France), Boubacar Fall (Saint-Etienne, France) et Samba Diallo (Dynamo Kiev, Ukraine), ont paraphé des contrats dans le monde professionnel.
 
De Malick Daff, on retient surtout titre de champion du Sénégal avec le Jaraaf en 2018, oubliant qu’une dizaine d’années plus tôt, en 2005, il avait gagné le même titre avec une équipe de Port Autonome de Dakar (PAD), qu’il avait sauvée de la relégation quelques mois auparavant.
 
Avec le Jaraaf, en plus du titre national, Daf a mis en place les balises pour donner les moyens à l’équipe de la Médina d’intégrer la phase de poules de la Coupe de la CAF lors de la présente saison 2020-2021.
 
S’il est vrai qu’il n’était pas présent quand l’équipe de la Médina touchait au Graal avec cette phase de poules, Daff a recruté et mis en place l’actuel groupe de performance.
 
Parlant de son collègue, Ali Aidara de Diambars évoque ‘’un homme et un technicien aux convictions chevillées au corps’’.
 
’’C’est un homme avec lequel on peut aller en guerre. Il est cash et va au bout de ses idées. Avec lui, on reste ami quand le travail ne démarre pas, après n’essaie même pas, il devient méconnaissable’’, a témoigné Aidara qui a partagé avec lui l’institut Diambars et les sélections nationales.
 
Avec Daff, le Sénégal tient un technicien pédagogue qui ne se fixe aucune limite, assure Aidara, soulignant n’être aucunement surpris par ce qui lui arrive en club et en sélection nationale.
 
Daf n’a rien gagné avec les U17, mais a pu semer de bonnes graines avec cette équipe en 2019 et en 2021. Cela permet au football sénégalais de voir venir et lui de se projeter vers son destin national en refusant de poursuivre sa carrière avec le Jaraaf au profit des sélections nationales.
 
Jusqu’à un certain moment, il a cumulé les fonctions d’entraîneur national et de sélectionneur U17 avant de faire son choix quand la Fédération a décidé de mettre fin au cumul des fonctions.
 
Cheikh Guèye, son successeur sur le banc du Jaraaf, a eu les épaules larges pour prendre la succession avec la réussite en bout de course.
 
Arrivé au pied levé de l’AS Kaloum de Guinée, Cheikh Guèye, passé par Guédiawaye FC, Stade de Mbour et Sonacos de Diourbel, a reçu une belle monture pour son retour au Sénégal.
 
En démarrant par une défaite (0-2 contre l’Etoile sportive du Sahel), Guèye est parvenu à redresser la barre pour offrir une qualification historique en quarts de finale au Jaraaf de Dakar en réussissant une série de trois victoires consécutives (Salitas FC et Etoile Sportive du Sahel).
 
Parlant de lui, le Monsieur football du Jaraaf, Youssou Dial, salue ’’un grand professionnel très minutieux dans l’approche de ses matchs’’.
 
’’Un grand technicien, un grand professionnel qui respire football. Ce qui est impressionnant, c’est son mode de fonctionnement’’, apprécie-t-il, soulignant qu’il ne laisse aucun détail. 
 
’’C’est un passionné qui prépare ses matchs en faisant une thématique différente en fonction de l’adversaire qu’il décortique en mettant à nu ses points faibles et forts’’, a fait remarquer Youssou Dial.
 
’’C’est un technicien doté d’une grande culture du football, très rigoureux, très exigeant vis-à-vis de ses joueurs, un vrai passionné’’, a-t-il ajouté, le voyant évoluer dans les années à venir au très haut niveau au Sénégal.
 
Cheikh Guèye, qui a décroché ses diplômes dans le football espagnol, ’’a une forte culture de la gagne’’, selon ce membre du Comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football.

SD/ASG/OID