Les Fennecs disent stop aux binationaux hésitant à rejoindre la sélection
APS
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Les Fennecs disent stop aux binationaux hésitant à rejoindre la sélection


Dakar, 8 oct (APS) - L’équipe d’Algérie, double championne d’Afrique 1990 et 2019, ne compte plus s’attarder sur la question des binationaux qui hésitent à rejoindre la sélection algérienne ou une autre équipe nationale.

Le sélectionneur des Fennecs, Djamel Belmadi, est revenu sur cette question mercredi au cours d’une visioconférence, au cours de laquelle il est revenu sur les reproches que lui ont fait certains supporteurs sur le cas de Houssem Aouar, que le technicien n’aurait pas contacté, le milieu de terrain de Lyon ayant finalement décidé de jouer pour les Bleus.

Djamel Belmadi a précisé avoir bel et bien contacté les proches du milieu de terrain d’origine algérienne qui était espéré par les supporters des Fennecs.

Mieux, il a révélé avoir voulu construire son équipe autour de lui, rapporte le quotidien sportif algérien "Compétition", faisant le compte rendu de la conférence de presse du sélectionneur des Fennecs.
 
Houssem Aouar, s’il voulait vraiment venir, aurait dû écrire et dire : "Je quitte l’équipe de France et je viens en équipe d’Algérie", a indiqué Belmadi, dans des propos rapportés par le quotidien sportif ’’Compétition’’.
 
Il a laissé entendre qu’il a opté de travailler avec les joueurs décidés à porter les couleurs algériennes. Comme l’avaient fait, dit-il, les anciens Mekhloufi et Zitouni qui avaient renoncé aux Bleus en pleine guerre d’Algérie pour s’engager avec les Fennecs.
 
L’attaquant Islam Slimani, en écho à la sortie du sélectionneur de l’Algérie, a indiqué dans un entretien à France football, que continuer à courir derrière ceux ayant choisi une autre sélection, c’est comme "un manque de respect à soi-même".
 
"J’ai envie de dire aux Algériens d’arrêter de courir derrière des joueurs qui ne veulent pas venir en sélection. Respectez-vous un peu. Aouar et les autres, je les comprends. Ils ont vécu en France, où ils ont fait toute leur formation. S’ils sont sensibles à l’Algérie par leurs liens familiaux, ils sont les bienvenus. Mais s’ils préfèrent un autre pays que l’Algérie, il n’y a pas de souci", a-t-il déclaré. 
 
"On ne va pas se mentir, mis à part les parents ou leurs vacances, ils n’ont parfois rien à voir avec l’Algérie", a déclaré l’ancien attaquant de l’AS Monaco.
 
"Quand le joueur a choisi, il n’y a plus d’attente. Bien sûr qu’on aurait voulu des joueurs comme (Houssem) Aouar (Lyon, France) ou (Nabil) Fekir (Bétis Séville, Espagne), mais il faut les respecter et se respecter soi-même", a-t-il dit.
 
"Il ne faut plus parler d’eux. C’est dévalorisant pour nous...", a-t-il insisté, ajoutant : "Je trouve bizarre que l’on continue à parler d’un joueur qui n’a pas choisi notre sélection nationale". 
 
"Il n’est plus concerné. Pourquoi parler de lui ? C’est un manque de considération pour ceux qui sont là", a-t-il poursuivi en rappelant que l’Algérie est championne d’Afrique.
 
Au sujet de ces binationaux, Islam Slimani a assené : "Ils peuvent être algériens quelque part au fond d’eux-mêmes mais ils ne le sont pas sportivement".
 
"On a des joueurs. Et ceux qui ne veulent pas venir, il faut les oublier. C’est un manque de respect pour nous. Quand je vois ça, ça me fait mal", a fait savoir l’attaquant de 32 ans sous contrat avec Leicester (Angleterre).

SD/BK/ASG