Le Centrafricain Edouard Ngaissona élu au Comité exécutif en dépit des accusations
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Le Centrafricain Edouard Ngaissona élu au Comité exécutif en dépit des accusations

De l’envoyé spécial de l’APS : Salif Diallo

Casablanca, 2 fév (APS) – L’élection du président de la Fédération centrafricaine de football, Edouard Ngaissona au Comité exécutif de la CAF, a suscité des interrogations à la fin de l’assemblée générale de l’instance dirigeante du football africain, ce vendredi à Casablanca (Maroc).

Edouard Ngaissona a battu son adversaire, le Gabonais Pierre Alain Mounguengui, par 30 voix contre 23 et une abstention.

M. Ngaissona est présenté par des médias comme un leader anti Balaka, mouvement politique qui a pris part à la guerre civile qui a fait plusieurs victimes en République centrafricaine.

Interrogé sur cette question après son élection, le président de la Fédération centrafricaine de football dit n’avoir rien à se reprocher.

’’Je refuse de mêler politique et sport, je suis sur un terrain de football et sur le plan politique, j’ai fait ce que j’avais à faire pour le bien de mon peuple, je suis serein et je n’ai rien à me reprocher’’, a-t-il dit à la presse.

’’Aujourd’hui, la démocratie a parlé et je suis content de cette victoire’’, a-t-il ajouté au sujet de son élection, soulignant que le football sera l’une des voies qu’il faut utiliser pour ramener la paix dans son pays.

Le Gabonais Pierre Alain Mounguengui qui a tenu à féliciter son adversaire, s’est toutefois plaint de l’intrusion d’un vice-président de la CAF dans le processus électoral.

"Il a déclaré à mes pairs, électeurs, que je n’avais pas le soutien du président Ali Bongo", s’est-il plaint auprès de la presse dénonçant cette ’’intrusion’’.

"Et je sais que notre président adore le football et prend le temps de discuter avec toutes les personnes partageant la même passion qu’il rencontre. Mais je sais qu’il n’a pas dit ce genre de choses à un vice-président de la CAF", a martelé le candidat malheureux.

Pour lui, le plus important est de travailler au développement du football en Afrique centrale.

"L’UNIFFAC (Union des fédérations de football de l’Afrique centrale) est à la traîne et nous devons mettre tout en œuvre pour changer cette donne", a-t-il insisté.

Le président de la Fédération gabonaise dit craindre d’ailleurs que la candidature de Ngaissona soit celle de ce vice-président de la CAF qui avait torpillé la sienne.

"Mais nous allons continuer de travailler pour permettre au football de notre zone de progresser à l’image de celui des autres", a-t-il ajouté.

Sur cette question de l’intrusion d’un vice-président de la CAF dans l’élection du représentant de la zone centrale, le président Ahmad Ahmad a botté en touche, appelant à poser la question à la personne interpellée.

"Personnellement, je me refuserais de citer le président de mon pays dans cette élection à la CAF", a-t-il dit en conférence de presse.

 

SD/OID/ASB