La ligue professionnelle a impacté positivement le football national (président Fédération)
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SENEGAL-FOOTBALL-ORGANISATION

La ligue professionnelle a impacté positivement le football national (président Fédération)

Dakar, 15 oct (APS) – Le lancement, en 2009, d’une ligue de football professionnel n’a pas encore permis de gagner des titres mais il a impacté positivement sur le devenir du football national, a laissé entendre le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Augustin Senghor.


"Il est clair qu’il y a un passif sur ce lancement mais il ne faut pas oublier tous les aspects positifs", a dit le président de la FSF qui intervenait samedi au panel organisé sur le sujet par la branche de Dakar du CIES (Centre international des études de sport) basé à Neuchâtel (Suisse).

Comme impact positif, le président de la FSF a mentionné les bons résultats obtenus par l’équipe nationale des moins de 20 ans doublement finaliste de la CAN de la catégorie en 2015 et en 2017.

"Ces joueurs évoluent pour la majorité dans nos clubs de ligue 1 et de ligue 2 et la compétitivité de leurs championnats leur a permis de concurrencer valablement leurs adversaires", a dit le président Senghor.

Ce n’était pas le cas dans un passé récent, a-t-il rappelé, ajoutant à cela la présence massive de joueurs du cru dans la sélection nationale.

"Actuellement l’ossature de l’équipe nationale A est constituée de joueurs ayant débuté leur carrière dans nos ligues professionnelles", a ajouté le président de la Fédération, rappelant que dans un passé récent, les sélections nationales faisaient appel à des binationaux ou des joueurs formés par des académies européennes.

"Nos internationaux commencent désormais leur carrière sur le plan local avant de s’expatrier", a-t-il relevé, soulignant que ce sont des aspects positifs liés au lancement de la Ligue professionnelle.

La Ligue professionnelle a aussi permis de légaliser le paiement de salaires qui était une donnée réelle même quand le championnat était amateur.

"Moi, je payais déjà des salaires en 2002 quand j’ai pris la présidence de l’US Gorée", a rappelé Me Senghor.

Alors que les présidents de clubs piochaient dans leurs cagnottes personnelles pour gérer leurs clubs, l’installation des clubs professionnels a permis à certains d’obtenir des rentrées d’argent, a-t-il dit.

"Il est vrai que cela affaiblit nos clubs mais on est obligé d’agir de la sorte", a-t-il par ailleurs ajouté.

Avant Augustin Senghor, les deux premiers président de la ligue professionnelle à savoir Louis Lamotte et Saer Seck ont lié ses difficultés "à une naissance mal préparée".

"Nous avons mal préparé son arrivée", a dit Louis Lamotte tandis que Saer Seck évoquait "une naissance mal accompagnée".

Ce panel a été organisé en marge de la cérémonie de sortie de la 11-ème promotion des auditeurs du CIES de Dakar qui a eu lieu dans un amphithéâtre de la Faculté de droit de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.


SD/PON