Diamil Faye appelle à la préservation du collectif
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SENEGAL-FOOTBALL-INSTANCE

Diamil Faye appelle à la préservation du collectif "La Solution"


Dakar, 3 août (APS) – Le travail entamé par "La Solution", un groupe d’acteurs voulant apporter sa contribution "pour faire avancer le football national", a fait une pause mais n’est pas terminé, a déclaré dans un entretien avec l’APS, un des initiateurs, Diamil Faye.


"Nous n’avons pas jeté l’éponge et encore arrêté de réfléchir pour le devenir du football national", a expliqué le président du Guédiawaye FC (élite sénégalaise), indiquant que tout le monde a intérêt que "le football sénégalais avance".


"Il est vrai que la Solution a décidé de ne pas avoir de candidat et de ne soutenir aucun de ceux qui ont déclaré leur candidature mais cela ne veut pas dire que les activités vont s’arrêter", a-t-il commenté, indiquant qu’en attendant la Solution doit se placer en vigie.


Appelé à commenter la situation actuelle du football national, le président du Guédiawaye FC qui est aussi expert dans la gestion sportive et dans l’organisation des événements sportifs, a laissé entendre qu’il faut accepter que le football sénégalais a pris un sérieux retard.


"Nos devons accepter que le football a évolué alors qu’au Sénégal, on continue à le gérer comme si on était dans les années 80", a estimé le Conseiller spécial de la candidature de Paris à organisation des Jeux olympiques de 2024.


Selon Diamil Faye, le football national souffre de plusieurs maux qui ont pour noms "la faiblesse des ressources humaines, les problèmes de gouvernance et l’application des textes".


"Il y a aussi un problème de moyens financiers et des difficultés infrastructurelles", a-t-il noté, soulignant toutefois que cela passe par une mise à niveau des textes.


"Sans l’application correcte des textes et la mise à disposition de ressources humaines, on risque de faire du surplace", a-t-il dit, appelant à mettre les règles de transparence dans la gestion des fonds alloués par l’Etat et les instances internationales que sont la FIFA et la CAF (Confédération africaine de football).


"L’Etat doit imposer cette règle de transparence parce que la Fédération gère le football à son nom", a-t-il insisté, s’interrogeant sur le circuit emprunté par les fonds remis par l’instance dirigeante du football mondial.


Des présidents de club, des anciens internationaux, des techniciens de football et des personnes ressources ont lancé en avril dernier un collectif appelé "La Solution" qui se dit prête à apporter son expertise pour la bonne marche de cette discipline.


SD/PON