Des avis contradictoires sur l’ouverture de la CAN à 24 sélections
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Des avis contradictoires sur l’ouverture de la CAN à 24 sélections


De l’envoyé spécial de l’APS : Salif Diallo+++

Rabat, 19 juil (APS) – Les avis des participants au Symposium de la Confédération africaine de football (CAF) qui s’est achevé ce mercredi, divergent sur l’élargissement des pays qualifiés à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de 16 à 24, a appris l’envoyé spécial de l’APS.


Invité par le président de la CAF, Ahmad Ahmad, l’ancien président de la Fédération ivoirienne de football, Jacques Anouma, estime que c’est une décision qui doit être mûrement réfléchie.


‘’Ce que je dis n’engage que moi mais je ne pense pas que nous sommes prêts à passer de 16 à 24 tout de suite là’’, a commenté le président de la FIF. Il appelle à mettre sur pied des mesures d’accompagnement avec le démarrage de cette ouverture.


‘’Ce n’est pas une décision qu’on doit prendre dès demain’’, a-t-il cependant averti. Déjà à 16 pays, certains pays organisateurs ont tous les problèmes à assurer, a-t-il rappelé.


‘’L’autre question à aborder, c’est les pays déjà désignés et qui ont été choisis sur la base d’un cahier de charges à 16 pays’’, a insisté le dirigeant ivoirien, appelant le Comité exécutif à réfléchir avant de prendre une décision finale.


Le président de Guédiawaye FC, Diamil Faye, invité au symposium, a abondé dans le même sens, indiquant, à l’image de l’ancien président de la FIF, qu’il n’y a pas plus de trois pays en Afrique à pouvoir organiser dès demain une CAN à 24.


‘’Cette réflexion doit être inscrite dans les ambitions de la CAF dans le moyen terme’’, a-t-il affirmé. Pour lui, il ne sert à rien de se précipiter à prendre part une décision sur le sujet.


Mais, Sita Sangharé, le président de la Fédération burkinabé de football (FBF), n’est pas du même avis que les deux premiers. D’après lui, il ne faut pas dire tout de suite que ce sera impossible.


Il pense qu’‘’il faut plutôt penser à la faisabilité de la recommandation et aux mesures d’accompagnement que les instances sont prêtes à apporter à ce niveau’’.


‘’A 24 pays, il y a plus de recettes pour les pays participants et le pays organisateur et on doit aussi aller de l’avant’’, a préconisé le président de l’instance dirigeante du football burkinabé.


Hervé Renard et Baciro Candé, respectivement sélectionneurs du Maroc et de la Guinée Bissau, sont pour l’ouverture à 24 pays, même s’ils divergent sur la mise en place de la mesure.


‘’Je sais qu’au Maroc, il est possible de tenir une Coupe d’Afrique des nations avec 24 sélections, contrairement à beaucoup d’autres pays en Afrique subsaharienne’’, a dit Renard, estimant qu’on ne doit s’interdire aucune option.


‘’Ce ne sera pas facile, mais ce n’est pas une raison pour faire du surplace’’, a jugé le double champion du monde avec la Zambie (2012) et la Côte d’Ivoire (2015).


Quant au technicien bissau-guinéen qui a qualifié les Djurtus à une phase finale historique à la CAN 2017 au Gabon, il estime qu’il y a assez de grandes équipes en Afrique pour passer à 24 sélections.


‘’Oui, il y a de bonnes équipes qui sont laissées sur le carreau et ce serait bien pour la qualité du spectacle’’, a-t-il dit. Il a précisé que son objectif pour les éliminatoires de la CAN 2019, c’est de faire aussi bien que lors de la dernière édition.


‘’Nous jouerons toujours pour prendre part à la phase finale de la CAN et si on ne peut aller au-delà des quarts de finale de la prochaine édition, au moins, nous allons viser la simple qualification’’, a-t-il par ailleurs ajouté.

SD/ASG/OID