D’anciens internationaux peinent à accéder au trône de leur fédération
APS
AFRIQUE-FOOTBALL-INSTANCE

D’anciens internationaux peinent à accéder au trône de leur fédération

Dakar, 22 juil (APS) - Plusieurs internationaux africains ont eu de la peine, durant ces dernières années, à se porter candidats pour diriger les fédérations sportives de leur pays, le dernier en date étant l’ancien capitaine des Eléphants Didier Drogba.
 
Borduré par l’Association des footballeurs ivoiriens dont il est membre, l’ancien capitaine ivoirien risque de déchanter fort, après avoir reçu l’onction d’une partie des arbitres de son pays, pour aller à la conquête de la Fédération ivoirienne de football (FIF).
 
Dans un communiqué publié mardi, celle-ci a en effet signifié au finaliste des éditions 2006 et 2012 de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) que ceux qui lui ont accordé leur parrainage sont en fait dans l’illégalité.
 
Avant Didier Drogba qui a porté le maillot frappé de la tête d’éléphant pendant plus de 10 ans, l’ancien gardien de but des Lions Indomptables du Cameroun, Joseph Antoine Bell, a vécu la même situation et a encore du mal à voir son ambition de présider aux destinées de la Fédération de football de son pays se réaliser.
 
En Guinée, ni Aboubacar Titi Camara ni Abdou Karim Bangoura, anciennes stars du Syli national, n’ont pu accéder à la tête de la Fédération guinéenne de football.
 
Le premier nommé a été pourtant ministre des Sports de son pays, le deuxième est actuellement employé par l’instance dirigeante du football guinéen dont il est le chargé de la formation.
 
Au Ghana, l’ancien capitaine des Black Stars, Abedi Pelé, a prêché dans le désert en 2005, quand il s’est porté candidat pour présider aux destinées de la Fédération ghanéenne de football.
 
En Gambie, la légende Alhaji Momodou Njie dit Biri Biri, décédé dimanche à Dakar, a certes assumé des fonctions politiques en devenant adjoint au maire de Banjul, la capitale gambienne, mais il n’a jamais eu les coudées franches pour candidater à la présidence de la Fédération gambienne de football (GFF).
 
C’est plutôt un des successeurs chez les Scorpions, Modou Musa, qui s’y est frotté en 2013 mais il a été battu par Mustapha Kebbeh, ce dernier tombant pour sa part en disgrâce après la suspension de la Gambie dans une affaire de fraude sur l’âge, une année après son élection.
 
Ni au Burkina Faso, ni au Niger et encore moins au Togo, il n’y a eu d’anciens internationaux pour présider aux destinées du football.
 
Au Togo, Olufadé Adekanmi n’a jamais dépassé le cadre de l’intention comme Kassoum Ouédragao au Burkina Faso.
 
Ancien joueur des Etalons et demi-finaliste de la CAN 1998, ce dernier avait juste fait part de son intention de briguer le poste en 2012 et 2016, sans plus.
 
L’ancien joueur de l’Etoile filante de Ouagadougou et de l’Espérance de Tunis a finalement préféré se joindre à d’autres pour soutenir la candidature d’Amado Traoré qui brigue la succession du colonel Sita Sangharé, l’actuel patron de la Fédération du Burkina Faso.
 
Si dans ces pays, les anciens internationaux ont échoué, au Sénégal, au Mali, en Zambie et en Tanzanie, ils ont franchi le Rubicon de la candidature et peuvent même se targuer d’un certain succès.
 
Au Sénégal, Youssoupha Ndiaye et El hadj Malick Sy dit Souris, vainqueur du tournoi de football des Jeux de l’Amitié de 1963, ont tous les deux présidé aux destinées de l’instance dirigeante du football national.
 
Ces deux anciens footballeurs ont été de hauts cadre de l’administration, avant de devenir tous les deux ministres, "Souris" pouvant en plus se prévaloir d’avoir qualifié le Sénégal pour sa première finale de CAN et sa première Coupe du monde en 2002.
 
Au Mali, Salif Keïta, l’ancien attaquant des Aigles qui a joué à Saint-Etienne et Marseille (France), a présidé la FEMAFOOT (Fédération malienne de football).
 
Au Maroc, Driss Bamous (1986-1992), Houcine Zemmouri (1992-1994) et Housni Benslimane (1995-2009) ont présidé la Fédération royale marocaine de football.
 
En Zambie et en Tanzanie, d’anciens internationaux, Kalusha Bwalya et Leodegar Tenga par exemple, ont présidé leur association nationale chargée de la gestion du football.
 
Le premier a été attaquant et sélectionneur des Chipolopolos. Il a permis en tant que président à son pays de gagner la première Coupe d’Afrique des nations de son histoire en 2012.
 
En Tanzanie, l’ancien défenseur Tenga a été de l’équipe des Taifa Stars qui a joué la CAN 1980.
 
Ancien président de la Fédération tanzanienne de football (TZZ) de 2004 à 2012, il a été comme Bwalya membre du Comité exécutif de la CAF.


SD/BK/ASG