CM 2026 : le Maroc toutes voiles dehors sur le continent
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CM 2026 : le Maroc toutes voiles dehors sur le continent


Dakar, 12 mars (APS) - Le Maroc, candidat à l’organisation de la Coupe du monde 2026, a engagé plusieurs initiatives devant lui assurer la conquête des voix africaines, avant d’aller à l’assaut des autres fédérations, avec l’ambition de l’emporter devant la candidature commune Etats Unis, du Canada et du Mexique.

En plus d’avoir signé plusieurs accords avec des fédérations africaines, le Maroc continue son travail de séduction en direction des autres pays africains en commençant par le Cameroun, approché en marge du symposium sur le football féminin organisé à Marrakech du 5 au 7 mars.

 
Alors que beaucoup d’observateurs pensent avoir décodé la volonté de la Confédération africaine de football (CAF) de confier l’organisation de la CAN 2019 au Royaume chérifien, alors que cette compétition était initialement prévue au Cameroun, le président de Fédération marocaine, Fouzi Lekjaa, a pris le soin de déclarer que son pays était derrière la patrie des Lions Indomptables.
 
Mieux, le Maroc est prêt à apporter son expertise dans le domaine souhaité par le Cameroun, pour l’aider à faire de la CAN 2019 "une très belle fête du football africain", a dit Lekjaa, par ailleurs 3-ème vice-président de la CAF.
 
Pourtant, il y a de cela quelques mois, le président de la CAF, Ahmed Ahmed, ruait dans les brancards en déclarant à Ouagadougou (Burkina Faso) que le Cameroun était loin d’être prêt à abriter la phase finale de l’édition prochaine de la Coupe d’Afrique des nations.
 
En attendant, le Maroc, toutes voiles dehors, continue son travail de sape, avec par exemple l’envoi d’un émissaire du Roi Mohamed VI au président de la Fédération guinéenne de football, Antonio Souaré, vendredi dernier.
 
Le président de la FEGUIFOOT, également membre de commissions permanentes de la CAF et de la FIFA, a été choisi comme ambassadeur de la candidature marocaine.
 
S’y ajoute que le Maroc a décidé d’envoyer deux de ses sélections (féminine et olympique) jouer à Dakar, sachant les relations privilégiées que le Royaume chérifien entretient avec le Sénégal.
 
Au-delà de l’intérêt de voir les sélections féminines et des moins de 23 ans s’étalonner à l’occasion, il est clair que ces rencontres amicales permettent aux deux fédérations d’échanger sur plusieurs sujets dont celui de la candidature marocaine au Mondial 2026.
 
En marge de la dernière assemblée générale de la CAF, début février, Me Augustin Senghor, le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), avait fait part de sa bonne disposition au sujet de la candidature marocaine.
 
Après avoir essuyé plusieurs échecs dans sa volonté d’accueillir la coupe du monde, le Maroc sait toutefois que rien n’est acquis d’avance.
 
Aussi l’offensive de charme de la triple candidature USA-Mexique-Canada jusque dans la zone australe du continent africain, où des émissaires de ces pays ont assisté à la dernière rencontre de la COSAFA, mi-février, doit conforter le Maroc à accélérer la cadence.
 
Le Maroc ne s’arrête d’ailleurs pas au continent africain. La stratégie mise en place cible l’ensemble des autres confédérations et d’ailleurs. Le Comité de candidature du royaume chérifien était ainsi présent à l’assemblée générale de l’UEFA, le 26 février dernier, à Brastilava (Slovaquie).
 
Au cours de cette rencontre, le président de la FRMF s’est entretenu avec le président de la FIFA, Gianni Infantino, et plusieurs patrons de football européens.
 
Il était accompagné de Nawal El Moutawakil, membre du comité directeur de la FRMF, ainsi que plusieurs autres responsables, à savoir Abdelkader Lechhab, Abderrahim Kadmiri et Karima Ben Yaaich, respectivement ambassadeurs du Maroc en Russie, aux Caraïbes et au Portugal. 
 
Le Maroc va de même présenter son dossier de candidature pour le Mondial 2026 le 16 mars à Bogota, devant le Conseil de la FIFA, avant le déplacement au Maroc, le 17 avril, du groupe de travail chargé de l’évaluation de l’aspect technique, pour contrôler sur place les infrastructures existantes, informent des médias marocains.
 
Ce dossier devra répondre à plusieurs questions que poseront les membres du Conseil : stades, hôtels, autoroutes, ports, aéroports et autres services qu’exige l’organisation d’un Mondial.
 
La candidature marocaine a retenu les villes de Casablanca, Rabat, Tanger, Tétouan, Nador, Oujda, El Jadida, Marrakech, Agadir, Fès, Ouarzazate et Meknès, ajoutent les mêmes sources.
 
La Coupe du monde 2026 sera la première édition à 48 équipes.
 
SD/BK