CAN 2002 : le match contre le Nigeria est le plus abouti (Ferdinand Coly)
APS
SENEGAL-FOOTBALL-SELECTION-SOUVENIRS

CAN 2002 : le match contre le Nigeria est le plus abouti (Ferdinand Coly)

Dakar, 16 avr (APS) – Le match contre le Nigeria (2-1 après prolongations) en demi-finale de la CAN 2002 est le match ‘’le plus abouti’’ de l’équipe nationale lors de cette compétition, a déclaré l’ancien arrière droit des Lions, Ferdinand Coly.

‘’Nous faisions face à une des meilleures équipes africaines avec des footballeurs de niveau mondial, Kanu, Jay Jay Okocha et autres Sunday Oliseh’’, s’est-il souvenu.

Il a rappelé qu’après un quart d’heure de jeu le Sénégal avait perdu Pape Sarr, sorti sur expulsion. ‘’Nous nous sommes regardés dans le blanc des yeux en nous disant que ce sera un match galère’’, a rappelé l’ancien arrière droit des Lions.

‘’Sur le terrain, c’était déjà compliqué, mais à la mi-temps, il y a eu une grosse embrouille dans les vestiaires entre Khali (Fadiga) et Aliou (Cissé), ce qui a ajouté à la tension‘’, s’est souvenu Ferdinand Coly, qui vit sur la Petite-Côte où il s’est reconverti dans l’agriculture.

Ferdinand Coly espère que la pandémie du Covid-19 donnera lieu à une véritable prise de conscience de l’humanité et souligne que cette demi-finale a été une véritable bataille d’hommes.

‘’Malgré la qualité de l’adversaire, la grosse chaleur, nous avons pu gagner ce match et il y avait une telle joie que c’était une vraie délivrance’’, a ajouté Coly au sujet de cette rencontre qui a ouvert la voie à la première finale de Coupe d’Afrique des nations de l’histoire du football sénégalais.

Evoquant la pandémie du Covid-19 qui a fait des milliers de morts dans différents continents, il estime qu’elle a montré ‘’l’interdépendance qu’il y a dans le monde’’. ‘’Il est temps qu’on tire tous dans le même sens’’, a commenté l’ancien footballeur en France, en Angleterre et en Italie, estimant que les peuples doivent revenir à ‘’plus d’humanité et de partage’’.

‘’C’est un rappel à l’ordre pour tout le monde, et je souhaite que l’après-coronavirus nous fasse comprendre que nous sommes fragiles et dépendants d’une seule chose, la nature, et de Dieu’’, a souligné l’ancien footballeur, qui a aussi fait des études universitaires en France.

SD/ASG/OID