CAF : bataille ouverte pour la représentation de la zone centre au conseil exécutif
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CAF : bataille ouverte pour la représentation de la zone centre au conseil exécutif

+++De l’envoyé spécial de l’APS : Salif Diallo+++

Casablanca, 1er fév (APS) - La bataille pour le poste de représentant de l’Afrique centrale au comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) fait rage entre le Gabonais Pierre Mounguengui et le Centrafricain Robert Ngaissona, par ailleurs président de l’UNIFFAC, l’Union des fédérations de football de l’Afrique centrale.

A l’aide de prospectus, d’entretiens avec la presse et d’entrevues avec leurs pairs, MM. Mounguengui et Ngaissona jettent toutes leurs forces dans la quête de voix, en perspective de l’assemblée générale de la CAF prévue ce vendredi à Casablanca, au Maroc. 
 
A cette occasion, la CAF va procéder à un réaménagement à la faveur duquel des représentants des unions zones sont appelés à intégrer son comité exécutif.
 
Le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Me Augustin Senghor, seul candidat au poste de membre du comité exécutif pour le compte de la zone ouest A, est assuré d’intégrer cette instance faisant office de gouvernement de l’instance dirigeante du football africain. 
 
Les choses se présentent différemment pour l’Afrique centrale, deux candidats devant être départagés par les électeurs, dont le président de la Fédération gabonaise de football, un ancien arbitre international qui met en avant sa "riche expérience aussi bien sur le plan national qu’international". 
 
"Après plus de 30 ans passés dans le football continental, mon ambition d’intégrer le comité exécutif de notre très chère confédération s’inscrit dans la droite ligne de rendre au football africain, ce qu’il m’a donné depuis tant d’années", déclare l’ancien arbitre international dans un prospectus remis à la presse. 
 
Le président de la Fédération gabonaise de football y dit vouloir être "’une force de proposition au plus haut niveau de gestion de notre football pour la gloire et le rayonnement de ce dernier sur la scène mondiale". 
 
Son adversaire, le Centrafricain Ngaissona, inscrit lui sa candidature "dans la mouvance des réformes entreprises par le président Ahmad", actuel dirigeant de la CAF, et appelle ses pairs à voter pour lui "afin que le football aide dans la recherche de la paix et de l’unité dans mon pays". 
 
"Ce qui se passe dans mon pays doit motiver les présidents à faire le choix de nous aider", a-t-il dit dans un entretien avec des journalistes. 
 
Interrogé sur des informations de presse faisant état de sa mise en examen pour avoir dirigé les Forces anti-balaka (milices d’autodéfense) pendant la guerre civile dans son pays, le président de la Fédération centrafricaine a nié les faits qui lui sont reprochés. 
 
"Je comprends que tout cela est lié à la période de campagne mais moi je refuse de descendre dans les caniveaux, quand tu es poursuivi pour crimes, tu n’es pas libre de tes mouvements", a-t-il fait valoir. 
 
"J’ai été député, ministre dans mon pays. A un moment donné, j’ai pris une position politique dans mon pays mais nulle part, personne ne dira que j’ai été rebelle", a-t-il assuré, disant faire confiance à ses pairs. 
 
"Malgré nos difficultés, le ballon roule dans notre pays et la République centrafricaine a besoin de soutiens et non de moqueries parce qu’aucun pays n’est à l’abri de troubles", a-t-il souligné. 
 
SD/BK/PON