Augustin Senghor pour le maintien de la formule actuelle du CHAN
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Augustin Senghor pour le maintien de la formule actuelle du CHAN

De l’envoyé spécial de l’APS : Salif Diallo

Casablanca, 4 fév (APS) – Le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Augustin Senghor, qui a intégré vendredi le comité exécutif de la CAF, milite pour le maintien de la formule actuelle du Championnat d’Afrique des nations (CHAN), une compétition mettant aux prises les sélections composées de joueurs évoluant dans leurs championnat nationaux sur le continent.

"Je crois que la formule est bonne, elle n’a pas besoin d’être changée parce que quand on commence à intégrer les internationaux évoluant dans un autre championnat africain, c’est la porte ouverte à tout", a-t-il soutenu.
 
Des voix se sont élevées pour demander que le CHAN soit ouvert aux joueurs évoluant sur le continent dans les ligues hors de leur pays, alors que la formule actuelle limite la sélection aux joueurs évoluant dans leur championnat national. 
 
Selon Me Augustin Senghor, "l’Afrique de l’Ouest est victime de ses succès avec le départ en masse de ses talents vers les ligues les plus cotées", ce qui ne doit toutefois pas motiver une modification de la formule actuelle du CHAN selon lui.
 
"Si on commence à changer la formule, ce sera la porte ouverte’’ à d’autres modifications, Or, "on ne sait jamais où ça va s’arrêter et il y a un risque de dénaturer cette compétition", a-t-il estimé.
 
"Nous, Fédérations ouest-africaines, nous devons continuer à travailler et surtout à la base" ; dit le président de la Fédération sénégalaise de football ; selon qui les sélections qui ont réussi dans ce CHAN sont les équipes capables de garder leurs meilleurs joueurs.
 
D’un autre côté, il y a aussi que ces sélections "trouvent souvent du mal à exister en CAN et dans les grandes compétitions", mais la présence du Nigeria dans le dernier carré du CHAN, "montre aux autres que c’est encore possible" de faire en sorte que ce tournoi demeure "une vitrine de nos championnats locaux".
 
Le Maroc par exemple "profite de la puissance de ses clubs", alors que la Libye et le Soudan "arrivent aussi à garder leurs meilleurs joueurs qui évoluent dans leurs 2 à 3 plus grands clubs", a-t-il signalé.
 
Me Augustin Senghor estime qu’en travaillant davantage notamment à la base, il est possible de "bien figurer dans cette compétition". 
 
Des cinq pays ouest-africains présents au CHAN (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mauritanie et Nigeria), seuls les Super Eagles locaux ont passé le premier tour, se qualifiant même en finale du CHAN 2018.
 

SD/BK