AG élective de la Fédération sénégalaise, ce samedi à Diamniadio
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SENEGAL-FOOTBALL-INSTANCE

AG élective de la Fédération sénégalaise, ce samedi à Diamniadio

Dakar, 6 août (APS) - L’élection à la présidence de la Fédération sénégalaise de football (FSF) opposera ce samedi, au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio (CICAC), le président sortant, Augustin Senghor à Mady Touré, président fondateur de Génération Foot (élite sénégalaise).
 
Me Senghor, élu à la présidence de l’instance dirigeante du football national en 2009, a été réélu en 2013 et en 2017. Il brigue un 4-ème mandat.
 
Un record à la tête de la Fédération sénégalaise de football qu’il sera difficile de battre, l’instance dirigeante du football national ayant décidé d’organiser prochainement une assemblée générale extraordinaire pour limiter le nombre de mandats à trois.
 
Cette directive édictée par la Fifa en février 2016, est aussi valable au Comité international olympique où, après un premier mandat de huit ans, seul un second de quatre ans est autorisé.
 
Dans la foulée de la réforme de la Fifa, la CAF, dirigée à l’époque par le Camerounais Issa Hayatou (1989-2017), avait adopté les mêmes textes que la Fifa.
 
Si dans son bilan, Augustin Senghor peut se targuer d’avoir réussi "à faire jouer le football partout au Sénégal", d’avoir donné au football sénégalais la possibilité d’être présent dans la plupart des phases finales des compétitions majeures (CAN seniors, CAN U17 et U2O) et d’avoir rendu la Fédération sénégalaise plus attrayante, il reste à transformer les essais.
 
Après quatre finales continentales (trois U20 et une en senior) sous son magistère, le Sénégal tarde encore à gagner un trophée continental, à l’exception du beach soccer et d’une médaille d’or aux Jeux africains en 2015.
 
Samedi, Me Senghor, par ailleurs vice-président de la CAF depuis le 12 mars dernier, aura en face de lui le président-fondateur de Génération, Mady Touré, qui avait déjà échoué à lui ravir le siège en 2013.
 
Avec Sadio Mané, Ballon d’or africain 2019, l’académie de Mady Touré, sortie de terre dans le village de Déni Birame Ndao en 2013, à une quarantaine de kilomètres de Dakar, a offert au football sénégalais l’un de ses meilleurs représentants.
 
L’attaquant de Liverpool (élite anglaise) qui s’est invité dans la cour des meilleurs joueurs du monde en se classant 5-ème du dernier Best de la Fifa, est accompagné en sélection par Ismaila Sarr (Watford, Angleterre), ainsi que par l’attaquant du RC Strasbourg (élite française) Habib Diallo, tous sortis de l’académie de Déni Birame Ndao. 

De même que Pape Matar Sarr (FC Metz), dernier joyau de ce centre de formation. Autant d’exemples qui montrent tout le poids de l’académie de Déni Birame Ndao dans le football sénégalais.
 
Dans les sélections de jeunes, Génération Foot est aussi fortement représentée et son équipe qui fait partie de gros bras du football national, a terminé à la 3-ème place de la Ligue 1 au cours de la saison 2020-2021.
 
Cette réussite est adossée au partenariat avec le FC Metz (France) tissé en 2003 et devenu un modèle du genre copié par des clubs français voulant ouvrir des filiales en Afrique.
 
Et en dehors de ces résultats sur le terrain, le jeune dirigeant a présenté un programme en sept points dénommé "Renouveau du football sénégalais", lequel a reçu un bon accueil de la part des observateurs du football national.
 
En attendant les résultats dans les urnes, Mady Touré peut se targuer d’avoir fait bouger les lignes et amené beaucoup de personnalités de la société civile nationale et du monde politique, à s’intéresser davantage à tout ce qui se passe dans le football national.
 
Dans le sens de ce renouvellement du Comité exécutif de la FSF, un Collectif de défense du football sénégalais (CODEFS) a été lancé pour s’opposer à un 4-ème mandat pour le président Augustin Senghor. Ce collectif a appelé la Fifa à reporter l’AG de ce samedi.

SD/ASG/BK