Sara Oualy,
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SENEGAL-ATHLETISME-INSTANCE

Sara Oualy, "le meilleur candidat" pour la présidence de la FSA (responsable Ligue Dakar)

Dakar, 20 nov (APS) – Le président de la ligue d’athlétisme de Dakar, El Hadj Bara Thiam, juge que l’actuel vice-président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme (FSA), Sara Oualy, est "le meilleur candidat" pour remettre l’instance dirigeante de la discipline sur les rails.
 
"Avec Sara Oualy, l’athlétisme national sera entre les mains d’un dirigeant avec une forte personnalité et ayant un plan de développement clair", a soutenu M. Thiam, réélu en octobre dernier pour un nouveau mandat de quatre ans (2017-2021), dans un entretien avec l’APS.
 
Vice-président de la FSA, Sara Oualy sera opposé à deux anciens athlètes de renom, le médaillé d’argent des Jeux olympiques de 1988, El Hadj Amadou Dia Ba, et le champion du monde militaire du 800m en 1989, Cheikh Tidiane Boye.
 
Commentant les différentes candidatures annoncées, le président de la Ligue de Dakar soutient qu’à l’heure actuelle, "il est important de confier les rênes de la discipline à un dirigeant" qui vit l’athlétisme "tous les jours".
 
"Avec le respect que je dois aux autres candidats, le mieux préparé à assumer cette fonction est M. Oualy, qui, s’il n’a pas le palmarès international des deux autres, a été un ancien pratiquant de la discipline", a-t-il indiqué.
 
Ce dernier, ancien pensionnaire du DUC "de 1993 à 1997", fut "un coureur du 800m", a précisé M. Thiam, selon qui l’actuel vice-président de la FSA "était coaché par l’ancien directeur technique national, Lassana Badji".
 
Il a évoqué "la passe difficile" que traverse selon lui la première discipline olympique au Sénégal, une situation qu’il lie à la "raréfaction des ressources économiques et financières".
 
"Ce ne serait pas juste de faire porter le chapeau à l’actuelle équipe dirigeante", les sources de financement s’étant ’’successivement taries’’, affirme El Hadj Bara Thiam.
 
"Nous n’avons plus le fonds de relance, de subventions venant de la CONFEJES et de la coopération française", a signalé le président de la Ligue d’athlétisme de Dakar, avant de faire remarquer que la discipline fonctionnait jusque-là "en grande partie avec la subvention du ministère des Sports et les moyens des dirigeants".
 
"Ce n’est pas facile pour motiver les pratiquants et les entraîneurs", a insisté El Hadj Bara Thiam, ajoutant que Sara Oualy, à travers son programme, "est résolument tourné vers la recherche de partenaires et de sponsors pour faire décoller la discipline".
 
Alors que l’athlétisme national a remporté son premier titre de champion du monde en 2001 avec Amy Mbacké Thiam et une médaille de bronze deux ans plus tard avec la même athlète, il n’a pas réussi à qualifier un seul athlète pour les deux derniers championnats du monde de 2015 et 2017.
 
"Avec la politique de massification et les moyens pour motiver les techniciens, il y a des raisons d’espérer à la relance définitive de la discipline", a-t-il indiqué.
 
Revenant sur l’assemblée générale élective du 16 décembre, il a appelé au fair-play les candidats à la présidence de la fédération sénégalaise d’athlétisme (FSA) et leurs partisans. "Seul l’intérêt de la famille de l’athlétisme doit nous guider", a-t-il insisté.
 
SD/BK