Un champion de judo veut aménager un parcours sportif
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SENEGAL-SPORTS-JUDO

Un champion de judo veut aménager un parcours sportif

Mbour, 15 déc (APS) – Le sextuple champion d’Afrique de judo, Khalifa Ababacar Diouf a réitéré, mercredi, son ambition d’aménager un parc sportif dans la Petite Côte qui faciliterait la promotion de cette discipline sportive qu’il qualifie de "gravement malade et est même à l’agonie".
 
 

"Nous sollicitons depuis des années un parc sportif de 1,5 ha pied dans l’eau. Nous avions demandé une subvention municipale pour cela en vain. Même la correspondance envoyée au chef de l’Etat n’a pas connu de réponse", a soutenu le champion d’Afrique.

Khalifa Ababacar Diouf n’a pas écarté de vendre aux enchères publiques toutes les médailles qu’il a décrochées au cours de sa riche carrière sportive pour aménager ce parc sportif afin de relancer le judo sénégalais.
 
"Si vous allez dans les autres pays, surtout d’Afrique, tous les judokas de ma génération sont mis dans de très bonnes conditions. Alors que nous sommes là en train de galérer. Ce n’est pas normal ! Il y a toujours des possibilités de relancer le judo au Sénégal" a-t-il fait savoir dans un entretien avec l’APS.

Selon lui, "nous avons rempli notre devoir quand il le fallait, en soulevant partout en Afrique et dans le monde le drapeau national. Il est donc normal que nous réclamions nos droits, pas pour nos intérêts personnels, mais l’intérêt du judo sénégalais".

"Il faut aider les anciens judokas qui sont à l’intérieur du pays, qui ont tout donné au Sénégal, faire de sorte qu’ils puissent œuvrer dans la formation de la petite catégorie", a indiqué M. Diouf.

Khalifa Diouf reste convaincu que le judo peut contribuer à la promotion de la destination Sénégal dans le cadre d’un tourisme typiquement sportif. Cela passe nécessairement par la mise en place d’infrastructures sportives, particulièrement des salles avec des tatamis et autres équipements qui vont avec, a-t-il relevé.

Il faut, à son avis, permettre aux jeunes amoureux du judo de s’épanouir dans des cadres appropriés pour devenir, demain, de grands champions capables de rivaliser avec d’autres sportifs du monde.

Le Lion d’or souhaiterait d’ailleurs que chaque écurie de lutte ait un dojo pour le judo et de la collaboration entre les deux structures naîtrait un championnat national de Beach-judo.

"Mais c’est à l’Etat de nous aider à ce niveau-là, ainsi que les autorités locales", a fait valoir le sextuple champion d’Afrique de judo, médaillé d’or au Caire, en Egypte devant Ali Rachouane, à l’Ile Maurice, aux Jeux africains de Zimbabwe, en Afrique du Sud, etc.


ADE/PON