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SENEGAL-ATHLETISME-INSTANCE

"Nous ne pouvons pas passer à côté de Dia Ba" (dirigeant)

Dakar, 22 nov (APS) - L’athlétisme sénégalais, actuellement "dans le creux de la vague", ne peut se permettre d’ignorer la candidature de son unique médaillé olympique, El Hadj Amadou Dia Ba, à la présidence de la Fédération sénégalaise en charge de la discipline, estime Adama Badji, fondateur de l’Etoile athlétique club (EAC).
 
"L’homme de la situation, c’est Dia Ba, il est connu et reconnu dans la famille de l’athlétisme", a déclaré Badji, membre du Collectif pour la relance de l’athlétisme, dans un entretien avec l’APS.
 
Cette structure portée sur les fonts baptismaux il y a de cela deux ans, a choisi le médaillé d’argent du 400m haies aux Jeux olympiques de 1988 comme candidat à la présidence de la Fédération sénégalaise d’athlétisme (FSA).
 
En plus de Dia Ba, deux autres personnalités de l’athlétisme sénégalais ont fait acte de candidature à cette élection prévue le 16 décembre. Il s’agit de Sara Oualy, actuel vice-président de la FSA et Cheikh Boye, ancien champion du monde militaire du 800 et 1500m.
 
Selon Adama Badji, dont le club est basé à Grand Yoff et Khar Yalla, la FSA est appelée, via cette élection, à redorer l’image de la discipline.
 
"Dia Ba, c’est un ancien grand athlète, un entraîneur et actuellement il est directeur du Centre régional de développement de la Fédération internationale d’athlétisme basée à Dakar", a insisté Adama Badji, titulaire d’un diplôme de niveau 1 de l’IAAF, la Fédération internationale d’athlétisme.
 
Il a souligné la nécessité, pour la nouvelle équipe qui serait choisie après cette élection, de "mettre en place une Fédération forte avec des personnes ressources, une DTN dotée de moyens".
 
Les prochains dirigeants de l’athlétisme sénégalais auront aussi la tâche de mettre en place un collège des espoirs, de travailler à la formation de techniciens, dirigeants et officiels techniques ainsi qu’à l’organisation de compétitions, a-t-il indiqué.
 
Ces différents points figurent dans le document élaboré par le Collectif pour la relance de l’athlétisme, un texte dont il a lu des extraits.
 
"Notre candidat est de loin le meilleur et il dispose d’un carnet d’adresses qui pourrait faire bouger les choses", a-t-il fait valoir, soulignant que "le temps est venu de confier les instances à des gens qui maîtrisent leur sujet".
 
"A l’IAAF, c’est l’ancien athlète britannique Sebastian Coe qui a été élu en 2015 et tout le monde a reconnu qu’il est légitime à ce poste parce qu’il maîtrise son domaine", a rappelé Adama Badji, qui a débuté sa carrière d’entraîneur au Jaraaf de Dakar, avant de décider de voler de ses propres ailes depuis 2009.
 
SD/BK