Débat sur le budget 2017 des Sports : les infrastructures relèguent la CAN 2017 au second plan
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SENEGAL-SPORTS-PARLEMENT

Débat sur le budget 2017 des Sports : les infrastructures relèguent la CAN 2017 au second plan

Dakar, 8 déc (APS) – La question des infrastructures sportives a largement dominé le débat parlementaire, lors de l’examen du projet de budget 2017 du ministère des Sports par les députés, mercredi, à l’Assemblée nationale, a constaté l’APS.
 
La qualité ou l’inexistence de ces infrastructures a relégué au second plan la participation de l’équipe nationale senior de football à la Coupe d’Afrique des nations 2017 prévue du 14 janvier au 5 février au Gabon.
 
Tous les députés, notamment ceux des zones les plus éloignées de la capitale, Dakar, ont insisté sur l’urgence de construire des stades dans leur région, pour permettre aux jeunes de pratiquer le sport de leur choix.
 
Des représentants de Guinguinéo et de Koungheul (centre) à l’Assemblée nationale ont réclamé au ministre des Sports des infrastructures pouvant permettre aux jeunes de leur terroir de mener des activités sportives "de très haut niveau".
 
A Médina Yoro Foulah, dans la région de Kolda (sud), il n’y a aucune infrastructure sportive, et l’Etat doit en construire, a insisté un élu de ce département.
 
Le ministre des Sports, Matar Ba, interpellé, a reconnu qu’il existe un désert infrastructurel dans cette zone située à la frontière de la Guinée.
 
Quelques minutes auparavant, un élu de Goudiry (sud-est) a interrogé le patron des Sports pour la même doléance.
 
"Je veux vous remercier pour tous les efforts que vous ne cessez de faire, mais notre zone a besoin d’un stade digne de ce nom", a-t-il dit, avec insistance.
 
Les députés ont surtout réclamé des aires de jeu dédiées au football, mais l’état du stadium Joseph-Gaye de Saint-Louis préoccupe deux d’entre eux originaires de cette ville.
 
"On ne peut pas comprendre que cette ville, avec les équipes de Saint-Louis Basket Club et de l’Université Gaston Berger, n’ait pas un parquet digne de ce nom", a lancé une parlementaire saint-louisienne.
 
Matar Ba a reconnu qu’il était urgent de doter le pays d’infrastructures sportives en nombre suffisant, d’autant plus que, selon lui, sans elles, il ne peut pas y avoir une bonne pratique sportive.
 
"Mais si on donnait tout le budget de l’Etat aux sports, on ne pourrait même pas construire des infrastructures sportives partout dans le pays", a dit M. Ba aux députés.
 
Selon lui, ce serait faire preuve de "démagogie" de promettre aux parlementaires de satisfaire toutes les doléances.
 
"Les demandes seront étudiées", a-t-il promis, précisant que la construction d’infrastructures sportives dans certaines localités sera "certainement" prévue dans un prochain exercice budgétaire, puisque celui de 2017 ne prendra en compte que les capitales régionales de Kaffrine (centre), de Sédhiou (sud) et de Kédougou (sud-est).
 
"Ça relève de l’équité que de doter ces nouvelles régions de stades fonctionnels", a fait valoir Matar Ba, en se réjouissant des efforts fournis par l’Etat dans la construction et la réhabilitation d’infrastructures dédiées au sport.
 
Certains députés ont évoqué la CAN 2017, en exigeant de l’équipe nationale qu’elle fasse le nécessaire pour remporter une première victoire finale à cette compétition.
 
C’est le cas d’un parlementaire de la région Sédhiou, qui a demandé un bilan des phases finales de la CAN, pour en connaître les bonnes notes et les couacs.
 
Aïda Mbodj, la présidente du groupe des Libéraux et démocrates, qui réunit des députés membres de partis d’opposition, a insisté sur l’"unité" dont les Sénégalais devraient faire preuve autour des Lions, lors de CAN 2017.
 
Elle a promis de se rendre au Gabon pour soutenir les Lions.

SD/ESF