Cheikh Tidiane Boye appelle à l’érection d’un centre de préparation olympique
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SENEGAL-SPORTS-INFRASTRUCTURE

Cheikh Tidiane Boye appelle à l’érection d’un centre de préparation olympique


Dakar, 17 août (APS) – Cheikh Tidiane Boye, demi-finaliste du 800m aux Jeux olympiques de Séoul (Corée du Sud) en 1988, a suggéré l’érection d’un centre de préparation olympique pouvant servir à préparer la crème du sport national.



"Nous avons un potentiel énorme qui ne demande qu’à être organisé et dans cet ordre, il faut penser à mettre sur pied une structure qui est comparable à l’INSEP en France", a indiqué, mercredi à l’APS, l’athlète à la retraite reconverti dans les affaires.


"Je pense à un centre technique de préparation olympique pour les athlètes, les lutteurs, les sports de combat d’une façon générale", a-t-il précisé, indiquant que cette structure pourrait être gérée par l’armée, le ministère des sports, le CNOSS et les privés.


Contrairement à l’INSEPS de Dakar qui sert à former des enseignants, cette infrastructure permettra de faire éclore une élite nationale pouvant aider à prendre part, avec plus de chances de succès, aux JO, a rappelé le champion du monde militaire du 800m et de 1500m à Rome (Italie) en 1989 et à Helsinki (Finlande) en 1992.


Et sur la mise en place d’une telle structure, Cheikh Tidiane Boye pense à "l’ancienne BIMA à Bel Air où on n’a pas besoin de construire des infrastructures".


"Les logements, les piscines et les aires de jeu existent", a relevé Cheikh Tidiane Boye qui a par ailleurs appelé à la tenue d’une rencontre pour faire le bilan de la participation aux JO de Rio 2016.


"Je ne peux pas comprendre que des disciplines phares comme l’athlétisme et la natation n’arrivent pas à se qualifier", a-t-il relevé, rappelant que jusqu’à une période récente, le Sénégal damait le pion à la France sur la représentation en athlétisme.


"Mais je ne comprends pas qu’on puisse tomber aussi bas", a-t-il dit, appelant à une remise en question en matière de management du sport de haut niveau.


"Et qu’on ne me dise pas que c’est une question de moyens", a-t-il averti avant d’évoquer l’absence d’une véritable politique de management.


 

SD/PON