Une coalition syndicale exige la réglementation de la subvention pour le 1-er Mai
APS
SENEGAL-SYNDICATS-FINANCES

Une coalition syndicale exige la réglementation de la subvention pour le 1-er Mai

Dakar, 5 août (APS) – La Coalition des confédérations syndicales des travailleuses et travailleurs du Sénégal exige une réglementation de l’aide accordée aux centrales syndicales lors de la Fête du travail, célébrée chaque année le 1er mai.
 
‘’(…) nous exigeons avec fermeté que l’aide accordée aux centrales syndicales pour le 1-er mai soit réglementée afin de stopper la prolifération des centrales syndicales’’, a déclaré vendredi en conférence de presse le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonome du Sénégal (CSA), Mamadou Diouf. 
 
Regroupées au sein d’une coalition, l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal, la Confédération des syndicats autonomes (CSA) et la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS /forces du changement) ont donné leur position sur les accusations du Front syndical autonome.
 
Celui-ci a reproché récemment au ministre du Travail, du Dialogue social et des Organisations professionnelles, d’avoir détourné la subvention de 300 millions de francs CFA allouée aux centrales syndicales, au profit de la coalition réunissant les quatre organisations syndicales précitées. 
 
Pour les membres du Front, cela risque de fausser les résultats des élections de représentativité prévues dans quatre mois.
 
Mais pour le leader de la CSA, la répartition de la subvention accordée par l’Etat aux centrales syndicales a été faite en fonction de la représentativité syndicale.
 
‘’Nous voulons éclaircir juste une situation. Nous avons entendu nos camarades nous accuser sur la subvention que l’Etat nous a remise. Cette subvention a été demandée depuis 2006 au temps de Abdoulaye Wade ’’, a indiqué le secrétaire général adjoint de la CNTS, Lamine Fall.
 
La subvention n’est ni un avantage, ni un cadeau, ni une offre, a-t-il martelé, soulignant l’existence de deux subventions : celle de 300 millions de francs CFA, objet de la polémique en cours, et une autre pour l’organisation de la Fête du 1-er mai.
 
 ‘’L’Etat n’a rien imposé. Il a juste demandé aux syndicats de proposer la clé de répartition’’, a souligné le secrétaire général de la CNTS/FC, Cheikh Diop.

ATS/MW/ASG