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SENEGAL-TRANSPORTS

Plus de 100 "chauffeurs professionnels" en formation à Thiès

Thiès, 28 mai (APS) - Plus de 100 chauffeurs de la région de Thiès ont entamé lundi prévue pour se poursuivre jusqu’à vendredi et devant comporter plusieurs modules, dont le code de la route, la conduite économique, l’entretien et l’exploitation.

Inscrite dans la mise en œuvre du programme de formation complémentaire de 1 à 2% des chauffeurs professionnels, cette initiative de la direction des transports routiers, fait partie des efforts du gouvernement visant à réduire les accidents, a noté l’adjoint au gouverneur Amdy Mbengue qui présidait son ouverture officielle. 
 
Il a relevé la persistance des accidents qui semblent augmenter malgré toutes les mesures prises depuis 2016, les statistiques tournant selon lui autour de 650 à 700 morts par an à travers le pays.
 
La région de Thiès, vu sa position particulière, a besoin de ces formations, a dit M. Mbengue. 
 
Passage obligés pour les véhicules en partance ou en provenance de la capitale, elle draine aussi beaucoup de véhicules, lors des nombreux évènements religieux qu’elle abrite. D’où les nombreux accidents qui surviennent dans cette région.
 
Le Sénégal perd 160 milliards, soit 2% de son PIB par an du fait des dégâts causés par ces accidents, a dit Mamadou Kane Diaw, adjoint au directeur des transports routiers. 
 
Une analyse des accidents montre que "90% des facteurs sont humains", a souligné M. Diaw, soulignant la nécessité d’insister sur la formation de ces "facteurs clés" de la sécurité routière. 
 
L’inobservation des règles de priorité, le non-respect du code de la route, le mauvais comportement, sont à l’origine d’une bonne partie de ces accidents, selon lui. 
 
S’y ajoutent les "facteurs aggravants" comme l’excès de vitesse, le non-port de ceinture, le téléphone au volant, a-t-il ajouté. 
 
L’atelier portera sur six modules, dont le code de la route, la conduite économique, poste-clef dans l’exploitation des véhicules, la réglementation sous-régionale, le secourisme. 
 
Cette formation entre dans le cadre d’une stratégie globale visant à réduire les accidents de 35% d’ici 2020. 
 
La route, le véhicule et le chauffeur étant les trois facteurs en cause dans les accidents, M. Diaw a insisté sur l’importance d’avoir aussi des routes "plus sûres". 
 
Selon lui, le processus participatif visant à appliquer le permis à points, se poursuit par ailleurs avec tous les acteurs pour la mise en œuvre de cet outil qui a contribué à réduire les accidents dans les pays qui l’ont adopté. 
 
Les autorités travaillent sur trois leviers que sont le changement de la législation pour l’introduction du permis à points, la sécurisation des documents, avec l’introduction d’éléments biométriques. 
 
L’amélioration de l’application de la loi est le troisième axe. Une bonne partie des appareils utilisés dans le contrôle des la sécurité routière a été déjà acquise, a-t-il fait valoir.

ADI/BK