Thiès : l’augmentation du SMIG, principal point du cahier de doléances (responsable CNTS )
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SENEGAL-TRAVAIL-SALAIRES

Thiès : l’augmentation du SMIG, principal point du cahier de doléances (responsable CNTS )

Thiès, 1er mai (APS) - Le cahier de doléances remis au gouverneur de la région de Thiès, mardi, à l’occasion de la commémoration de l’édition 2018 de la Fête du travail, porte principalement sur la revalorisation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) et du Salaire minimum agricole garanti (SMAG).

Les syndicats sont parvenus à s’accorder sur ces deux points, à l’issue de pourparlers avec les organisations patronales et le gouvernement, a indiqué Mamadou Mbodj, secrétaire général de l’Union régionale des syndicats affiliés à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal. (CNTS).
 
"Le cahier de doléances est principalement axé sur le salaire minimum garanti (SMIG) et le salaire minimum agricole (SMAG)", a dit Mbodj à des journalistes, peu avant le dépôt du document à la gouvernance. 
 
C’est le premier point de ce document à l’occasion de l’édition 2018 de la fête du travail axée sur le thème ‘’Unis pour des salaires dignes et décents’’. 
 
"Nous avons trouvé des accords hier ou avant-hier avec les organisations patronales et le gouvernement, nous sommes parvenus à des augmentations substantielles quand même", a-t-il dit.
 
Aux termes de cet accord, ‘"les Sénégalais qui débutent un travail gagnent au minimum 57.000 francs CFA", a-t-il précisé, notant que là où les travailleurs tablaient sur la moyenne africaine de 62.000, ils ont obtenu 57.000 FCFA. 
 
Le SMIG, depuis 15 ans, était à 37.000. "C’est acceptable", a-t-il estimé, précisant que le calendrier d’application de cette hausse du SMIG, se présente comme suit : 52.500 francs en juin 2018, 55000 francs en janvier 2019 et 57000 francs en décembre 2019. 
 
Le SMAG va, aussi, passer à 213,392 francs l’heure, à partir de juin 2018, a signalé Mamadou Mbodj.
 
Concernant la question des chemins de fer, il estime que c’est "un problème supranational", qui "dépasse l’Etat du Sénégal". 
 
Le Sénégal travaille avec le Mali pour trouver un nouvel actionnaire qui puisse reprendre les rails, a-t-il toutefois indiqué, avant d’ajouter : "Nous ne pouvons qu’attendre". 
 
Abordant la question des entreprises en difficultés, M. Mbodj est d’avis qu’il s’agit d’industries qui ont épuisé leur cycle de vie et qui ont besoin d’un "autre système" pour se relancer. 
 
"Nous sommes tous conservateurs, mais avec l’avancée de la technologie, la NSTS (Nouvelle société textile de Sénégal) est une usine un peu dépassée", a dit le syndicaliste, pour qui, "il faut innover et trouver une autre forme d’usine textile pour recruter des travailleurs". 
 
Il a ajouté à ce propos, concernant les critiques formulés par des tailleurs à l’endroit du projet d’usine de confection de Diamniadio, que le pays ne peut "pas (se) fermer à l’avancée technologique". "Il faut que des esprits nouveaux viennent submerger le marché pour créer de nouveaux emplois", pour éviter toute stagnation.
 

ADI/BK