Sécurité alimentaire : six départements sénégalais dans le rouge, selon le SECNSA
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Sécurité alimentaire : six départements sénégalais dans le rouge, selon le SECNSA

Thiès, 21 août (APS) - Plus de 42.000 ménages des départements de Matam, Kanel, Goudiry, Tambacounda, Bambey et Malem Hodar se trouvent dans "la zone rouge" du tableau de l’insécurité alimentaire au Sénégal, a annoncé lundi à Thiès le secrétaire exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire (SECNSA), Jean Pierre Senghor.
 
"Il y a six départements (Matam, Kanel, Goudiry, Tambacouda, Bambey et Malem Hodar) rouges sur lesquels nous allons davantage nous concentrer pour éviter que les populations se retrouvent dans des conditions difficiles", a-t-il dit. 
 
"Le travail qui a été fait jusqu’à présent a permis d’identifier près de 42000 ménages en difficulté", a expliqué M. Senghor, à l’ouverture d’un atelier de renforcement de capacité sur l’analyse de la sécurité alimentaire, à l’attention des points focaux du système national d’alerte précoce.
 
Cette rencontre de 5 jours, financée par le PAM (Programme alimentaire mondial) devrait permettre aux points focaux de s’entendre sur "les principes de base" mais aussi de disposer de "données fiables" dans ce domaine.
 
Selon Jean Pierre Senghor, cette situation de vulnérabilité est certes inquiétante mais ne concerne "pas un million de personnes, ce n’est pas deux millions de personnes. C’est pour dire que la situation est maitrisable et nous voulons aller beaucoup plus vite pour qu’on arrive à un taux zéro risque’’’.
 
Pour ce faire, le secrétaire exécutif national du Conseil national de la sécurité alimentaire (SECNSA) a invité à "une synergie d’actions" de tous les acteurs concernés par cette question.
 
"Il est important que nous mettions en chantier de nouveaux concepts à savoir les +nouveaux terroirs résilients+. Au lieu de toujours rester à attendre que nous subissions les chocs, il faut préparer les terroirs à pouvoir être capables de résister et faire mieux que résister", a-t-il dit.
 
Ases yeux, cela demande "en amont une stratégie qui nous aide à nous doter d’une carapace de ces chocs’’ à venir, lesquels seront d’ordre climatiques, économiques et sociaux.
 
A en croire le secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire, le Sénégal dispose des ressources nécessaires pour faire face à cette situation et faire en sorte que la sécurité alimentaire "soit une réalité avant l’horizon 2030".
 

FD/BK