Saint-Louis : dix et vingt ans de travaux prononcés contre trois personnes pour tentative de vol
APS
SENEGAL-JUSTICE

Saint-Louis : dix et vingt ans de travaux prononcés contre trois personnes pour tentative de vol


Saint-Louis, 18 juil (APS) – La Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Saint-Louis (nord) a prononcé, lundi, des peines de vingt et dix ans de travaux forcés à l’encontre de trois prévenus reconnus coupables de tentative de vol en réunion avec usage d’armes et association de malfaiteurs, a constaté l’APS.


Le tribunal a ainsi décerné un mandat d’arrêt contre le plus jeune (Oumar Sow dit Vieux) des prévenus jugé par contumace et condamné à vingt ans de travaux forcés. Celui-ci, âgé d’une vingtaine d’années est en fuite, tandis que les deux ayant comparu ont écopé chacun d’une peine de dix ans.


Les prévenus (Amadou Sow et Demba Sow) comparaissaient notamment pour une affaire relative à une tentative de vol dans les locaux de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) de Richard-Toll. Les faits remontent à l’année 2015, lorsque dans la nuit du 3 du 4 mars la brigade locale de gendarmerie est avisée de la présence d’individus suspects dans les locaux de la direction générale de la CSS.


Le déploiement rapide d’éléments de la gendarmerie permit alors de recueillir des informations faisant état du passage d’un groupe de trois personnes munies d’une pince coupante, d’un démonte pneu et d’une barre de fer pointue ayant vraisemblablement servi à couper quelques instants auparavant la clôture du périmètre de l’usine.


D’après l’accusation, les malfaiteurs ont pu accéder à la salle de la caisse centrale de la direction générale mais n’ont pas eu, ce jour-là, le temps d’ouvrir les coffres suite à l’alerte des agents du service de sécurité de l’entreprise. Ce qui les a contraints à battre en retraite.


Les indices recueillis sur place et l’exploitation du système de vidéo-surveillance permettent rapidement aux enquêteurs de remonter la piste des malfaiteurs présumés.


Une perquisition effectuée au domicile d’un des malfaiteurs présumés reconnu sur les images de vidéo surveillance a permis aux enquêteurs de retrouver une paire de chaussure tachetée de sang, alors que des traces de sang avaient été relevées dans les locaux de la CSS.


Les informations recueillies auprès de membres de la famille permirent aux enquêteurs de savoir que le suspect s’étaient rendus à l’hôpital de Saint-Louis pour des soins. Les gendarmes le retrouvent au dit centre hospitalier et procèdent à son arrestation.


Son audition permit d’arrêter plus tard un de ses complices présumés, un agent de la CSS qui aurait donné à la bande des indications sur le local qui abrite la caisse et les coffres de l’entreprise.


Selon toujours l’accusation, le plan mis en branle par les cambrioleurs a consisté à traverser à la nage un canal, à ensuite cisailler les grilles de clôture avant d’accéder à la direction de l’entreprise.


Devant la barre, les accusés ont battu en brèche cette version mais n’ont apparemment pas convaincu en dépit de la stratégie de défense de leurs avocats consistant à relever des contradictions dans le dossier, des vices de formes et de l’irrecevabilité des pièces à conviction versées dans le dossier.


Les accusés, reconnus coupables de tentative de vol en réunion commis la nuit avec usage d’armes et de moyen de locomotion et d’association de malfaiteurs, ont ainsi écopé de lourdes peines de prison et devront payer à la CSS, partie civile, 500 000 francs.


AKS/PON