MDAO, un nouveau projet de lutte contre les violences faites aux filles à Diourbel
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SENEGAL-SOCIETE

MDAO, un nouveau projet de lutte contre les violences faites aux filles à Diourbel


Diourbel, 19 avr (APS) – Le projet MDAO (mission de sensibilisation conduite par les Alumini) contribuant à l’éradication des formes de violence à l’égard des femmes et des filles a été lancé, mercredi à Diourbel, a constaté l’APS.

 
Le projet MDAO lancé en collaboration avec les autorités locales et les organisations de la société civile a pour objectif principal de trouver des solutions durables devant permettre le plein épanouissement des femmes dans un milieu pacifié a estimé, son coordonnateur Yamar Diack.

Pour cet ancien stagiaire bénéficiaire d’une bourse de l’ambassade des Etats unis, le projet qui travaille en partenariat avec la Rencontre africaine des droits de l’homme (Raddho) met en rapport les violences faites aux femmes et le maintien des filles à l’école.
 
Le responsable de l’Observatoire décentralisé de la Raddho à Diourbel, Malick Sy a lui laissé noter que la région est "classée première dans les violences faites aux femmes avec un taux de 73%".

"C’est la raison pour laquelle, dit-il, nous avons jugé utile, en collaboration avec d’anciens stagiaires bénéficiaires de bourses américaines, de prévenir et de contribuer à la lutte contre les violences" a-t-il souligné. 

Le projet financé à hauteur de 20.000 dollars sera déroulé sur 4 mois.


La Raddho et MDAO vont mettre en place des clubs-genre, mener des séances de sensibilisation dans les marchés hebdomadaires, mettre en place un kiosque des droits humains et apporter une assistance juridique à toutes les victimes de violence. 


L’inspecteur de vie scolaire et coordonnateur des Observatoires sur les grossesses en milieu scolaire, Mamadou Khouma a, quant à lui, dit, qu’il "est difficile d’avoir des statistiques fiables sur les grossesses en milieu scolaire compte tenu des facteurs culturels qui font que souvent les filles victimes de grossesse quittent l’école".


"En 2017, le rapport qui est à ma disposition a enregistré 46 cas de
grossesses précoces, dont 63% concerne des filles mariées et 37% de filles célibataires" a-t-il noté.


Awa Sène Diop de la SCOFI (scolarisation des filles) a salué la mise en place de ce projet, estimant que les femmes doivent "être protégées, accompagnées pour régler ce fléau qui gangrène la société, c’est-à-dire les violences sur cette couche vulnérable".



ID/PON