Un sociologue rappelle le rôle des médias dans les transformations sociales positives
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Un sociologue rappelle le rôle des médias dans les transformations sociales positives

Mbour, 13 oct (APS) – Les médias occupent "une place centrale" dans le dispositif de la communication pour les transformations sociales positives a indiqué, jeudi à Saly-Portudal (Mbour), la sociologue sénégalaise, Dr Mariéma Touré Thiam, chef de la section sciences humaines et sociales au Bureau régional multisectoriel pour l’Afrique de l’Ouest de l’UNESCO.


"Au-delà de l’atteinte des objectifs du programme conjoint, l’appropriation par les professionnels des médias des problématiques abordées au cours de cette formation est cruciale pour l’édification d’un Sénégal émergent, d’un Sénégal qui sera adossé au socle d’une société où les droits et la sécurité des femmes et des filles est une réalité", a souligné Dr Touré.

Elle s’exprimait lors de la cérémonie de clôture d’une session de formation des professionnels des médias sur les violences basées sur le genre et les droits humains et sur la promotion de l’inclusion sociale.

Dr Touré a, à cet effet, suggéré au ministère sénégalais de la Femme, de la Famille et du Genre et à ses collègues du système des Nations unies à s’engager sur la formation systématique des professionnels des médias pour maximiser l’impact des résultats dans leurs différentes actions.

Cette session de formation, co-organisée par l’UNESCO, l’ONU-Femmes et le Haut commissariat des droits de l’homme des Nations unies, s’inscrit dans la logique d’implémentation des instruments juridiques internationaux de promotion et de protection des droits de la femme, précisément dans le cadre du programme conjoint pour l’éradication des violences basées sur le genre et l’effectivité des droits humains au Sénégal.

La rencontre a permis d’aborder différentes thématiques et principes fondamentaux de programmation du système des Nations unies, notamment des droits humains, l’inclusion sociale, la citoyenneté mondiale, la culture de la paix, la gestion des conflits, dans une approche multisectorielle.

"L’appropriation de la perspective genre s’est donc révélée d’une importance capitale pour ces professionnels des médias qui la considère comme un point nodal dans toute stratégie de lutte contre les violences basées sur le genre", a relevé Dr Touré.

La fonctionnaire de l’UNESCO se dit persuadée qu’il est "possible de marquer des pas importants qui, au-delà du combat hardi engagé pour mettre un terme aux violences basées sur le genre et assurer l’effectivité des droits de la femme".


Pour le directeur de cabinet du ministre de la Femme, de la Famille et du Genre, Ciré Lô, les sujets traités durant les trois jours de formation constituent "un volet important" de la mission assignée à son ministère, notamment la stratégie nationale pour l’égalité et l’équité de genre qui a à son cœur la lutte contre les violences faites sur les femmes et sur les filles.

"Des instruments juridiques ont été mis en place pour renforcer la répression des actes de violences. Cette session de formation est une composante de la grande campagne de sensibilisation sur l’impact négatif des violences faites sur les femmes par rapport au développement économique et social", a indiqué M. Lô.


ADE/PON