Le statut de l’élu local reste fragile malgré des avancées (AIMF)
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Le statut de l’élu local reste fragile malgré des avancées (AIMF)

+++De l’envoyée spéciale de l’APS : Adama Diouf Ly+++

Ouagadougou (Burkina Faso), 23 fév (APS) - Le statut de l’élu local et la fonction publique territoriale reste fragile du fait de textes épars et peu usités a estimé, vendredi à Ouagadougou (Burkina Faso), le Coordonnateur scientifique du groupe de plaidoyer sur le statut de l’élu local, Charles Yao Kouassi.
 

"Le statut de l’élu local et de la fonction publique territoriale est fragile avec des textes épars et peu usités, un cadre juridique souvent lacunaire notamment à cause d’un manque chronique de décrets d’application" a indiqué l’ancien conseiller du Premier ministre ivoirien.
 
Le groupe de plaidoyer "Statut de l’élu local et de la fonction publique territoriale" a été créé afin de "doter les élus locaux d’un cadre juridique en adéquation avec leur rôle dans le développement local et de donner aux travailleurs des services territoriaux un régime attractif et adapté à leur mission", a-t-il expliqué.
 
M. Kouassi intervenait lors de l’atelier sur les avancées du plaidoyer sur le statut de l’élu local et de la fonction publique territoriale au second jour de la Conférence annuelle du Partenariat stratégique de l’Association internationale des maires francophones (AIMF) et l’Union européenne (UE).
 
Les études menées dans les différents pays partenaires de l’AIMF-UE ont abouti à la constitution d’un document de plaidoyer au niveau national et international. 
 
Depuis lors, a souligné M. Kouassi, "des avancées se font jour" notamment au Burkina Faso où la loi portant création de la fonction publique territoriale a été adoptée en janvier 2017.
 
Au Cameroun, les maires ont touché des indemnités pour la première fois depuis le lancement du processus de décentralisation lors du premier trimestre 2017.
 
Le coordonnateur scientifique du groupe de plaidoyer a donné l’exemple du Sénégal qui a mis en place un Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) et une Commission nationale du Dialogue des Territoires (CNDT), et va lancer dans les prochains jours l’Observatoire national sur la Fonction publique territoriale.
 
Les travaux de Ouagadougou sur cette question doivent aboutir à la concrétisation par les pays des recommandations inscrites dans les documents nationaux à la suite des résultats des études menées".
 
L’idée pour les participants au groupe de plaidoyer est de discuter et valider un plan d’actions pour la période 2018-2020.
 
Il est question également d’avoir des indicateurs statistiques locaux produits par les Instituts nationaux de la statistique afin de mieux connaître la situation des élus locaux sur le terrain.
 
Le Partenariat stratégique AIMF-UE, mis en place en 2015, veut renforcer le rôle et la place des maires, de créer les conditions qui favorisent une démarche d’action commune entre tous les acteurs du développement, notamment l’Etat, la société civile, les collectivités territoriales.
 
Le plan d’action élaboré par la suite a mis en place des groupes de plaidoyer sur 4 thématiques liés aux finances locales, le statut de l’élu local et la fonction publique territoriale, les services essentiels et le rôle des autorités locales face au défi climatique.
 
En mars 2017, un nouveau groupe intitulé "Localiser les Objectifs de Développement durable" est créé lors de la 85ème réunion du Bureau de l’AIMF à Brazzaville.
 
 

ADL/PON